Pour un bon travail de groupe

Voici les points importants à vérifier avant tout travail en coven. Un texte plein de bon sens trouvé sur le site de Phil Hine et dont l’auteur est inconnu. En voici une traduction.

Une checklist pour un bon travail de groupe

  • Nous sommes clairs vis-à-vis de nos objectifs et sur la manière dont nous avons l’intention de les atteindre.
  • Nous nous connaissons et respectons assez bien les uns les autres pour nous sentir vraiment à l’aise et en harmonie pour travailler ensemble.
  • Notre magick est éthique, conçue pour notre développement et notre épanouissement, et pour le bien de ceux qui nous demandent de l’aide, et elle n’est jamais employée pour blesser autrui.
  • Nous partageons les responsabilités pour concevoir le travail de groupe ; toute contribution individuelle est importante.
  • Nous nous voyons les uns les autres en société, en dehors du groupe, et nous nous soutenons mutuellement lorsque nous traversons des difficultés.
  • Nous nous amusons, il y a du fun et des rires lors de nos rencontres.
  • Nous travaillons à apprendre la magick. Nous creusons en profondeur, comparons différentes sources, essayons de nouvelles techniques, posons des questions pointues, et ce jusqu’à ce que nous réussissions.
  • Nous nous maintenons en bonne santé et en forme pour être en mesure de canaliser le pouvoir et recevoir des visions intérieures plus facilement.
  • Nous maintenons propres et en ordre notre espace rituel et nos outils.
  • Nous cherchons constamment la connaissance de différentes sources – des gens, des livres, des ateliers, et d’autres voies…
  • Nous ne faisons pas de l’autorité et de l’obédience des vertus, mais nous nous traitons mutuellement comme des égaux respectés (indépendamment de la structure formelle du coven / de l’organisation parente).
  • Nous levons le véritable pouvoir et le canalisons ; nos rituels ne sont pas des lectures insipides et des gestes appris par cœur, mais ils sont remplis d’énergie, de vitalité, de volonté et de résolution.

Sorcières, mythes & réalités [expo]

Depuis quelques années déjà, j’avais envie de visiter les expositions régulières sur la sorcellerie et les rebouteux d’Auvergne organisées par la SEREST (Société d’Études et de Recherches des Survivances Traditionnelles, dont le président est Hugues Berton, ethnologue et auteur de quelques beaux ouvrages sur la sorcellerie de nos campagnes). Hélas, elles n’ont lieu que l’été dans ma région et c’est une période durant laquelle je suis occupée. Ayant ouïe dire qu’une partie de ces expositions seraient visibles à Paris cet automne, j’ai profité d’une semaine de vacances pour y faire un saut.

L’exposition s’intitule « Sorcières, mythes et réalités » et se tient au Musée de la Poste (15ème arrondissement) du 23 novembre 2011 au 31 mars 2012.

Si celle-ci vous intéresse, je vous recommande d’assister aux visites guidées, qui, selon le petit fascicule donné à l’entrée de l’expo, n’auraient lieu qu’à date précise : 8 décembre 2011, 12 janvier 2012, 9 février 2012 et 15 mars à 19h…  J’ai pourtant eu la chance d’arriver à l’heure d’une telle visite, peut-être était-ce pour le premier jour de cette expo ? À tout hasard, téléphonez au musée et renseignez-vous :)

L’exposition se décompose en 5 parties :

  1. L’imaginaire de la sorcellerie (œuvres d’artistes picturaux du XVIIe et XXe siècle)
  2. La sorcellerie au cinéma (extraits du film « Heksen » (1920) ; affiches de cinéma, maquettes de décor…)
  3. La chasse aux sorcières (l’Histoire authentique d’une exécution d’une centaine de personnes… racontée à travers une série de tableaux réalisés en 1938 pour le musée basque de Bayonne, par José de la Peña)
  4. Les pratiques magiques (une collection d’objets liés à la sorcellerie, exorcisme, envoûtements, mais aussi à la guérison, à la divination, à la protection.)
  5. Chez Mme P. (Mme P.  était la sorcière d’un petit hameau de la Creuse du début du siècle et faisait réaliser aux artisans locaux moult diables en terre cuite et autres objets à enchanter… Aussi étranges les uns que les autres.)

Si vous en avez la possibilité, avant votre visite au musée, parcourez les livres de Berton, notamment « Les Objets de Sorcellerie » aux éditions De Borée. Le conférencier n’évoquant pas forcément en détail chaque objet de la partie n°4… Ce qui est particulièrement dommage pour toute personne s’intéressant au reboutage et à la sorcellerie des campagnes.

C’est sur le tableau de Louis Maurice Boutet de Monvel, « La Leçon avant le Sabbat » (huile sur toile, 1880), que commence l’exposition. Et il fait son effet ! On entre dans un univers féminin, au-delà même de personnages représentés, la composition nous renvoie au sexe féminin, avec ses grandes lignes en forme de V. On pénètre facilement dans ce tableau, même si on met un certain temps à découvrir des détails qui n’en sont plus que savoureux. La vieille femme qui instruit la jeune femme séduisante, le corps nu enduit d’un onguent, le balai entre les jambes, prête à s’envoler pour le sabbat. La mort est omniprésente dans ce tableau, à travers la vieille et laide sorcière ainsi que le crâne à ses pieds ou encore cette chouette, oiseau nocturne, associé à la sorcellerie et annonciateur de mort. Mais je me tais… À chacun d’y voir ce qu’il y souhaite.

À travers quelques tableaux choisis, le cinéma, on se laisse porter par la visite commentée vers d’autres temps, l’Histoire et notre imaginaire, personnel et collectif. C’est intéressant et instructif, même si parfois les affirmations dites par le conférencier empruntent des raccourcis (la chasse aux sorcières serait née de la frustration sexuelle des hommes d’église, les conduisant à une certaine misogynie… Mais peut-être que misogynes et frustrés, ils l’étaient déjà avant même d’entrer dans les ordres…)

J’ai apprécié également que l’hystérie soit évoquée dans un tel contexte, bien que je sois restée un peu sur ma faim.

Voilà mes impressions en vrac, livrées avec l’esprit embrumé par une vilaine grippe :o) Sachez que l’exposition n’est pas très grande. Elle intéressante et bien pensée. J’ai été heureuse de pouvoir la visiter. Mes deux sorcières de copines qui m’accompagnaient ont également été enchantées par cette exposition.

Les évènements choisis (il y en a d’autres, renseignez-vous) autour de l’exposition :

  • Enquêtes extraordinaires : les Guérisseurs – Documentaire de Stéphane Allix, 1er décembre 2011 à 19h.
  • Les Sorcières – conférence de Hugues Berton, le 22 mars 2012 à 19h (j’espère pouvoir y assister :o))

Et quelques images de l’expo… Prises avec mon pitoyable téléphone portable :o)

Un ancien article sur ces objets ici

Complétude, les récoltes de Samhain

Si le divin est partout, je sais alors que les situations, les évènements, ne surviennent pas dans ma vie par hasard.

Dès lors, je peux décider soit de me laisser happer par mes propres ténèbres, et accessoirement celles des autres (à vrai dire celles-ci n’ont de sens que si elles font écho en moi), soit de concentrer mon attention sur la lumière émergente personnelle, et accessoirement extérieure.

Quand je fais ce dernier choix, je peux sentir ce feu intérieur, divin, qui diffuse lentement dans mon corps, mon esprit et mon âme sa douce chaleur bienfaisante… Pour enfin se distiller dans ma vie extérieure et faire fleurir mon propre printemps.

Quand je me tourne vers cette lumière, j’ai la capacité de voir à mes pieds un tapis de joyaux inestimables, qui en réalité a toujours été là. Quand je prends conscience de ma propre lumière, j’ai enfin la possibilité de voir le divin dans le monde, qui peut se traduire par l’amour, la générosité et la bienveillance des êtres qui nous sont chers.

Je peux alors remercier le divin sous toutes ses formes, la dualité, la pulsion de vie, la pulsion de mort et cette grande bénédiction qu’est le libre arbitre qui en découle. Et de fait l’incommensurable générosité des dieux.

Bénédictions !

Rituel d’Hallowe’en (tradition Alexandrienne)


Rituel Alexandrien. Extrait du livre What Witches Do, the modern coven revealed.

31 octobre, Hallowe’en.

Par Stewart Farrar, traduction Lune

La Veille de Novembre, la Toussaint, la fête gaélique du feu de Samhain ou Samhuin, résonne d’une façon plus inquiétante que les autres fêtes. C’est la fin de l’été, lorsque les puissances du monde souterrain se font sentir de plus en plus grandissantes, avec leurs portes grandes ouvertes et toutes leurs troupes libérées – les mauvaises tout autant que les bonnes. Les non sorciers ont l’habitude de barrer leurs portes et fenêtres pour Hallowe’en et d’employer des chandelles placées dans des citrouilles pour effrayer les mauvais esprits, une coutume qui s’est abâtardie en un jeu pour les enfants.

Les sorcières avaient une attitude moins défensive ; elles faisaient face à la saison activement en appelant les esprits amicaux. Les sorcières modernes font de même, en tentant délibérément de contacter les amis et parents défunts – avec tout autant de succès, selon Alex, qui admet qu’il n’aime pas Hallowe’en. « Ils sont morts ; laissez-les en paix, » est son attitude. « Parfois je vois ma Grand-Mère dans la fumée du chaudron au cours du rituel d’Hallowe’en. Je l’aimais beaucoup, mais elle s’en est allée et nous n’avons pas besoin l’un de l’autre à présent. »

Le rituel commence par une marche ou une danse lente, le coven porte des torches et des bougies, conduite par le Grand Prêtre et la Grande Prêtresse qui tiennent les baguettes. La Rune des Sorcières, ou tout autre chant adéquat, est entonnée sur un tempo lent.

Une fois terminée, le Grand Prêtre et la Grande Prêtresse tracent le Pentagramme d’Invocation avec leurs athamés, tandis que la Grande Prêtresse récite :

« Effroyable Seigneur des Ombres, Dieu de Vie et Donneur de Vie – Pourtant, te connaître, c’est connaître la Mort.
Ouvre grand, je t’en prie, tes Portes à travers lesquelles tous doivent passer.
Que les êtres chers, partis avant nous,
reviennent cette nuit pour se réjouir avec nous.
Et lorsque le temps sera venu pour nous, comme il se doit,
Ô toi, qui Réconfortes, qui Consoles, qui Donnes Paix et Repos,
Nous pénétrerons tes royaumes, heureux et sans peur.
Car nous savons que lorsque nous nous serons reposés et revigorés parmi les nôtres, nous renaîtrons par ta grâce et celle de la Grande Mère.
Que cela soit au même endroit et à la même époque que les êtres aimés, et puissions-nous les rencontrer, et les connaître, et les aimer à nouveau !
Descends, nous t’en prions, dans le corps de ton Serviteur et Prêtre. »

Chaque femme donne ensuite le Quintuple Baiser au Grand Prêtre, en tant que personnification du Dieu.

Aucune méthode précise n’est fixée pour induire la visualisation des amis défunts. Le choix dépend du coven individuel, qui peut avoir trouvé tel ou tel autre système plus efficace selon sa propre expérience. Alex et Maxine favorisent celui du chaudron fumant.

Les gâteaux et le vin, les danses et les jeux s’ensuivent, et si on se trouve dans le bon état d’esprit, alors on pourra ressentir les autres présences.

Des huit fêtes, c’est celle pour laquelle le Livre des Ombres insiste le plus énergiquement sur le Grand Rite. Si ça n’est pas possible à ce moment, le Livre dit que le Grand Prêtre et la Grande Prêtresse devront le célébrer eux-mêmes aussitôt que possible comme il convient, « symboliquement, ou si possible réellement ». Comme le rituel d’Hallowe’en est intimement lié à la Mort et aux Morts, sans doute devrait-il se conclure par une réaffirmation intense et solennelle de la vie.