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Pain Maison

Comme je le disais dans un billet du mois d’août, j’ai une nette préférence pour les halot (pain de shabbat). J’avais promis de donner une recette (Femme Sorcière Actuelle mode *on*). Aujourd’hui, c’est l’équinoxe d’automne, c’est donc le jour idéal pour le fabriquer ^^

Pour 6 pains :

  • 1,5 kg de farine de blé tendre de très bonne qualité
  • 1 cuillère à café de sel
  • 1/2 verre d’huile
  • 2 œufs entiers
  • 2 cuillère à soupe de sucre
  • 30 gr de levure de boulanger (perso je le remplace par du levain en poudre, que je trouve en boutique bio à défaut de faire le mien)
  • 1 cuillère à soupe d’anis en grain (facultatif)
  • 1 cuillère à soupe de grains de sésame (facultatif)
  • 1 jaune d’œuf pour dorer la pâte

Mettez dans un large plat la farine en fontaine, ajoutez l’huile, les œufs, le sel, la levure délayée dans un verre d’eau tiède avec le sucre.

Mélangez le tout en ajoutant petit à petit 1/2 litre d’eau tiède.

Pétrissez énergiquement cette pâte des deux mains en l’aspergeant peu à peu d’eau et en l’écrasant avec les poings. Ca défoule certes, mais c’est aussi un moment magique ^^

Bien la travailler pendant 1/4 d’heure de façon à obtenir une masse consistante mais malléable, qui se détache facilement du plat.

Couvrez d’un linge propre puis d’une couverture. Laissez reposer et lever dans un endroit abrité des courants d’air pendant 1/2 heure. Perso, je place un torchon sur la pâte et je mets le plat dans un placard, au chaud.

Formez des pains à votre envie (ronds, tressés, etc.).

Si vous le souhaitez, décorez au couteau ou à la fourchette (croisillons, etc.)

Couvrez et laissez lever une deuxième fois, dorez au jaune d’oeuf avant de porter au four préalablement chauffé (thermostat 6-7) pendant 15 à 20 minutes environ.

Retirez dorés.

La Charge de la Déesse de l’Automne

Encore une dernière « charge » *, après je ne vous soûlerai plus avec la poésie de Vivianne Crowley ^^… Cepedant, vous aurez sûrement droit à de nouvelles traductions, car je suis en train de vider la bibliothèque et les placards de tous les livres qu’ils contiennent, déménagement oblige (j’en profite donc pour jeter un œil sur les livres que j’aime) !… J’avais oublié à quel point ils étaient nombreux. Et dire que j’en ai tout autant chez mes parents, qui dorment sagement depuis 5 ans. Je crois que notre déménagement ne va pas être triste -_-’ Une chose est sûre la pièce qui les accueillera n’aura pas vraiment besoin de voir ses murs isolés !!!

Voici donc ma charge favorite :

La Charge de la Déesse de l’Automne
Par Vivianne Crowley ©, traduction & adaptation Lune

Je suis la lune décroissante,
la Déesse qui disparait de la terre.
Au Printemps, j’ai cherché mon Seigneur,
et je me suis accouplée avec lui sous les arbres et les étoiles.
A Beltane, j’ai épousé mon Seigneur,
sous les premières fleurs de l’aubépine.
Et en Eté j’ai fait mûrir les pommes dans les vergers,
et le fruit a poussé, rond et fort,
comme la graine dans mon ventre.
Lors de la récolte du blé j’ai abattu mon Seigneur
afin que, par sa mort, notre peuple puisse être nourri.
Et à présent, en Automne,
je descends sous la terre,
pour résider avec mon Seigneur en son sombre royaume,
jusqu’à ce que notre enfant soit né.
Au Solstice d’Hiver, je mettrai au monde l’enfant
et raviverai votre espoir,
et à Imbolc Je serai moi-même de retour,
pour renouveler la terre.
Je vous quitte mais je reviens à vous.
Lorsque vous voyez mon pouvoir décroître,
et les feuilles tomber des arbres ;
lorsque la neige efface, comme la mort,
toute trace de moi sur la Terre,
alors cherchez-moi dans la Lune,
et là dans les cieux vous verrez mon âme,
s’élevant doucement parmi les étoiles.
Et en cette sombre période,
lorsque la Lune est couverte par l’ombre,
et qu’il n’y a aucune trace de moi dans le Ciel ou sur Terre ;
lorsque vous regardez à l’extérieur
et que vos vies semblent froides et sombres et stériles ;
ne laissez pas le désespoir ronger vos cœurs.
Car lorsque je suis cachée,
Je suis seulement en train de me renouveler ;
lorsque je décline,
je me prépare pour revenir.
Rappelez-vous ma promesse et regardez à l’intérieur de vous,
et, là, vous trouverez mon esprit,
en train d’attendre ceux qui cherchent ;
car près de la source de votre être,
je vous attends toujours.
Je suis Diane dans les Cieux,
et sur Terre, Perséphone,
et à l’intérieur de vous, la sombre Hécate.
Triple je suis ;
L’Une en Trois ;
mon corps la Terre,
mon âme la Lune,
et à l’intérieur ton moi le plus profond,
l’esprit éternel, le mien.

  • Note : « Charge » en anglais peut signifier « déclamation » ou message. La Charge de la Déesse est dite par la prêtresse qui est investie par la Déesse. Par la bouche de la prêtresse sortent les paroles de la Déesse. La charge relate le message de la Déesse à Ses enfants. Elle peut être récitée ou spontanée.

John Barleycorn ou Jean Grain d’Orge

Lammas le 1er août est sacré car associé au Roi Rouge que l’on sacrifie et par analogie on l’associe à la mort et à la résurrection de John Barleycorn, l’esprit des céréales de la première moisson. John Barleycorn est mort dans le mystère des moissons et l’eucharistie sorcière le consomme par le pain et la bière de la petite fête. Le Roi sacrifié, Llew est pleuré rituellement alors que des feux brûlent sur les collines et sur les lieux élevés des Veilles de Lammas. Les symboles de Lammas sont le pain sacré et la bière en préparation, les « rejets de Lammas » et éclatants du chêne, la gerbe de céréales, l’aigle et la lance du sacrifice. Extrait de « Call of Horned Piper« .

J’avais pris l’habitude de préparer pour les fêtes des récoltes un pain qui possède une forme un peu particulière. Ce pain représente John Barleycorn, Jean Grain d’Orge.

Ce personnage est issu d’une chanson folklorique anglaise. C’est une personnification de l’importante récolte d’orge, et des boissons alcoolisées faites à partir de cette céréale. Dans la chanson, John Barleycorn subit des agressions, la mort et des mortifications qui correspondent à diverses étapes de la culture de l’orge, telles que le fauchage et le maltage.

Certains ont interprété l’histoire de John Barleycorn comme une représentation d’une pratique païenne. On a également suggéré que John Barleycorn, ou plus précisément une forme plus ancienne de la chanson, pouvait avoir été récupéré par l’église primitive de l’Angleterre Saxonne afin de faciliter les conversions des païens (polythéistes anglo-saxon indigènes) au Christianisme. John Barleycorn symbolise les cycles de la nature, des esprits et des récoltes de la religion païenne. Il peut également représenter le sacrifice humain. La chanson aurait été christianisée de manière à présenter John Barleycorn comme une figure christique.

Barleycorn, la personnification de l’orge, subit de grandes souffrances avant de succomber à une méchante mort. Cependant, grâce à sa mort, le pain peut être fabriqué. Ainsi, Barleycorn meurt pour que les autres puissent vivre. Finalement, son corps sera mangé comme le pain. On peut comparer cela aux concepts chrétiens du Sacrement et de la Transsubstantiation ; et il n’est pas difficile d’imaginer comment la chanson a pu profiter au Christianisme. Un hymne populaire « We Plough the Fields and Scatter » (Nous Labourons les Champs et Semons) est souvent chanté, sur le même air, lors de la Fête des Récoltes.

Le thème central du conte des versions originales est double : il se concentre non seulement sur la mort et la résurrection de John Barleycorn, mais aussi sur la revanche de Barleycorn sur les marchands qui l’ont maltraité.

John Barleycorn

Il y avait trois rois à l’Est (note de Lune : les versions plus anciennes parlent de l’Ouest)
Trois rois à la fois grands et éminents
Et ils avaient prêté un serment solennel
Jean Grain d’Orge devait mourir.

Ils prirent une charrue et le labourèrent,
Mirent des mottes sur sa tête,
Ils avaient prêté un serment solennel
Et Jean Grain d’Orge était mort.

Mais le joyeux printemps arriva gentiment,
Et les ondées commencèrent à tomber ;
Jean Grain d’Orge se releva,
Et la plaie (dans la terre) les surprit tous.

Les chauds soleils de l’été vinrent
Et il devint épais et fort,
Sa tête s’arma comme de pointes de lances
Pour que personne ne lui cause de tort.

L’automne sobre entra avec douceur,
Et il devint pâle et faible ;
Ses articulations se courbant et sa tête tombante
Montrèrent qu’il commençait à s’affaiblir.

Sa couleur pâlit de plus en plus
Il s’enfonça dans la vieillesse ;
Et alors ses ennemis recommencèrent
A montrer leur rage mortelle.

Ils prirent une arme longue et tranchante,
Et le coupèrent au genou ;
Puis ils l’entravèrent solidement sur un chariot
Comme un gredin coupable d’un délit.

Ils l’allongèrent sur le dos
Et le frappèrent avec des bâtons jusqu’au sang ;
Ils le pendirent avant la tempête ;
Et le tournèrent à maint reprises.

Ils remplirent un trou sombre
Avec de l’eau jusqu’au bord ;
Ils y portèrent Jean Grain d’Orge,
Et l’y laissèrent se noyer ou nager.

Ils le sortirent pour le poser sur le sol,
Pour lui faire subir d’autres tourments,
Et quand des signes de vie apparaissaient
Ils l’agitaient encore de long en large.

Ils passèrent au-dessus d’une flamme brûlante,
La moelle de ses os ;
Mais un meunier fut le pire de tous,
Car il s’écrasa entre deux pierres.

Et ils avaient pris le sang de son cœur,
Et l’avait bu en le faisant circuler
Et plus ils en buvaient,
Plus leur joie grandissait.

Jean Grain d’Orge était un héros audacieux,
De noble hardiesse,
Car si vous pouvez goûter son sang,
Il fera croître votre courage.

Il fera oublier à un homme ses malheurs ;
Il fera grandir toutes ses joies ;
Il fera chanter le cœur d’une veuve,
Même si les larmes étaient dans ses yeux.

Alors portons un toast à Jean Grain d’Orge,
Chaque homme un verre à la main,
Et puisse sa grande prospérité
Ne jamais disparaître dans la vieille Ecosse !

(Version de Robert Burns, extrait de Magie du Nord de Nigel Pennick)

Source : Wikipedia anglais