Aubépine et sorcières

« A Guernesey, les sorcières se rassemblent la nuit sous les aubépines. Cet arbre, ou tout au moins ceux de cette espèce qui sont remarquables par leur âge, leur grosseur et leurs branches tordues, sont associés, par les paysans aux pratiques magiques. Les sorciers et les sorcières qui, dans leurs excursions nocturnes prennent la forme de lièvres, de lapins, de chats et d’autres animaux se réunissent sous son ombre, ou dans son voisinage, pour y danser au clair de lune. »

Edgar Mac Culloch. Guernesey Folk-Lore, p. 413.

Aubépine sous laquelle j’aime voyager à la saison claire. Cenelles.

Les aubépines ont une place particulière chez moi, presque autant que les sureaux. Peut-être à cause de leurs liens étroits avec le Petit Peuple, la beauté de leurs fleurs et de leurs cenelles, la magie qu’elles dégagent ou la douceur qu’elles apportent au sommeil. Ou tout ça à la fois.

Une chose est sûre, j’aime par dessus tout m’enfoncer dans les bois, ou me glisser simplement dans la haie, pour me coucher sous l’une d’entre elles et rêvasser en observant le ciel entre ses branches. J’ai remarqué que les Voyages dans l’Autremonde étaient alors beaucoup plus vifs, riches et l’accès bien plus rapide.

Je suis en train de lire et compiler un certain nombres d’infos sur l’épine blanche : propriétés médicinales, superstitions et pratiques magiques. Je les posterai probablement sur le Sidh prochainement.

Bourgeon d’aubépine

La Fée du Sureau

Une traduction de la Bible des Fées par Teresa Moorey. Le livre existe déjà en français, mais je ne le possède pas encore (d’ici quelques jours ;o)). Moorey est un auteur que je trouve agréable à lire et souvent inspirante.

La Fée du Sureau

Extrait de The Fairy Bible, par Teresa Moorey. Traduction Lune.

(Fée du Sureau, illustrateur ?)

Le sureau est un arbre de commencements et de fins, de naissance et de mort. De fait, la fée du sureau est un esprit de transformation, lié au « franchissement des seuils ». Généralement perçue comme une vieille femme, la fée du sureau conseille sur ce que l’on doit laisser tomber et ce que l’on doit poursuivre.

Elle peut fournir un lien puissant avec la Déesse Mère et elle facilite le contact avec les esprits des autres arbres. En un sens, elle agit comme la figure d’une mère dans la forêt. Elle porte la sagesse de la Crone et elle est la maîtresse de la plus profonde magie.

On dit que les sorcières sont capables de se transformer en sureau. Les tziganes croient qu’abattre et brûler du bois de sureau attire la malchance et que la Mère Sureau prendra sa revanche. Cette superstition découle d’une prise de conscience instinctive de la dangerosité, en fin de compte, pour la race humaine, du manque de respect pour la Nature.

La pousse anarchique du sureau nous renvoie à l’aspect indomptable de la Nature, le cœur sombre de la terre à qui nous devons d’exister.

La fée du Sureau possède une vieille sagesse féminine, depuis trop longtemps dépréciée dans notre culture. Mais en lui témoignant un peu de respect, elle jouera son rôle de professeur.

Graines de dagyde

Baies de navet du diable ramassées cet après-midi

Je poursuis les récoltes au gré de mes flâneries champêtres. Cette fois-ci, j’ai ramassé des baies de bryone. Cela faisait un petit moment que je souhaitais m’amuser à faire pousser ces fausses mandragores, mais authentiques racines sorcières. Je compte procéder de deux manières. La première, en semant dans les jours qui vont suivre quelques graines directement en pleine terre. La seconde, en mettant à sécher les graines et en les semant au printemps prochain soit directement en pleine terre à l’extérieur, soit dans des godets. Je pense faire de même pour mes graines de mandragore, ainsi que pour mes graines de sureau que je suis en train de récolter également ces jours-ci.

C’est une plante qui pousse toute seule dans le jardin et dans les alentours mais, évidemment, jamais au bon endroit. Au potager, nous sommes obligés de les arracher car elles sont terriblement envahissantes et étouffantes. Dans les friches, elles ne sont jamais vraiment accessibles. Leurs racines sont fragiles, au moindre coup de bêche, elles sont tranchées. Alors pourquoi ne pas les cultiver me suis-je dit ?

J’ai déjà parlé de cette herbe de feu dans de précédents articles sur ce blog ou sur le site des Portes du Sidh, ainsi que des « poupées magiques ». Pour les plus curieux, voici quelques liens :

Cela vous fera de la belle lecture. Si le navet du diable vous inspire, j’espère aussi que tout ceci ne restera pas simplement de la théorie et que cela vous donnera envie de travailler avec cette plante magique. Attention toute de même, elle est toxique ! On la trouve un peu partout en France.

C’est une plante de lisière… et donc de sorcière. Un pied dans chaque monde !

Fleurs de bryone

Les offrandes & la petite fête

J’ai décidé de supprimer cet article sur le blog pour le poster sur le Sidh. Il est disponible à cette adresse désormais : http://www.le-sidh.org/site/article_969.html