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Invocation de la Déesse de la Lune
avril 13th, 2010 Posted 19 h 13 min
Invocation de la Déesse de la Lune
par Doreen Valiente, traduction Lune
Diane, reine de la nuit,
Dans toute ta resplendissante beauté ,
Illumine-nous ici,
Et avec ton rayon d’argent
Ouvre les portes du rêve ;
Élève-toi claire et lumineuse.
Sur terre, sur mer et dans les cieux,
Ton mystère magique
Jètera son sortilège,
Partout où la feuille peut s’épanouir,
Partout où la vague peut rouler,
Jusqu’à ce que tout soit passé.
Ô reine secrète de pouvoir,
En cette heure enchantée
Nous demandons ta bénédiction.
Puisse toutes vraies sorcières
Recevoir les faveurs du destin.
Ô Dame Lune !
Image par Falero Luis Ricardo.
Tags: appel de la déesse, charge de la déesse, déesse, diane, invocation, lune
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Les sources de la Charge de la Déesse (II) : Charles Leland
avril 11th, 2010 Posted 16 h 40 min

En 1899, le folkloriste américain Charles Godfroy Leland publie « Aradia or the gospel of the witches ». Une quarantaine d’années plus tard, ce livre marquera fortement Gerald Gardner qui reprendra une partie de l’enseignement d’Aradia pour créer la Charge de la Déesse.
Voici l’extrait du texte original, qui sera suivi de l’extrait de la première version (1949) de la Charge de la Déesse :
» [...] Quand vous aurez besoin de quelque chose
Une fois par mois, à la pleine lune
Vous devrez vous réunir dans un endroit isolé
Ou vous rencontrer dans une forêt
Pour adorer l’esprit enveloppant de votre reine
Ma mère, la grande Diane. Celle qui voudra tout apprendre de la sorcellerie
N’a pas encore atteint des plus profonds secrets, ma mère
Lui enseignera, la vérité sur les choses les plus secrètes,
Et vous serez tous libérés de l’esclavage
Et comme signe de votre vraie liberté
Vous devrez être nus lors de vos rites, aussi bien les hommes
Que les femmes[...]«
Aradia ou l’Evangile des Sorcières par C. Leland.
» [...] Chaque fois que vous aurez besoin de quelque chose,
une fois par mois et de préférence lorsque la lune est pleine,
vous vous réunirez en un lieu secret et adorerez mon esprit,
moi qui suis la reine de toutes les sorcelleries et magies.
Alors en cette assemblée,
vous qui prenez plaisir à apprendre la sorcellerie
et qui n’avez pas encore atteint ses plus profonds secrets ;
je vous enseignerai ce qui vous est encore inconnu.
Vous serez libres de tout esclavage
et en signe de votre entière liberté,
vous serez nus lors de vos rites
et vous danserez, chanterez, festoierez,
jouerez de la musique et ferez l’amour,
tout cela en mon honneur. [...]
« Soulever le voile », extrait du BoS de Gerald Gardner.
Aradia ou l’Evangile des Sorcières a été traduit par Véro pour les Portes du Sidh.
Tags: appel de la déesse, BoS, charge, charge de la déesse, déesse, Gerald Gardner, invocation, Livre des ombres, rituel, sabbat, wica, Wicca, wicca alexandrienne, wicca traditionnelle
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La Descente de la Lune
avril 9th, 2010 Posted 18 h 41 min
Maxine Sanders dans la position de la Déesse
Faire Descendre la Lune
« Le but de l’invocation est d’élever la conscience de l’opérateur. Il ne s’agit pas tant de faire descendre un dieu ou une déesse que de nous élever nous-mêmes à un état spirituel grâce auquel nous avons la capacité de faire agir la magie. » Doreen Valiente, in ABC of Witchcraft.
I. La Descente de la Lune, part centrale du rituel de Pleine Lune
La Descente de la Lune fait partie de la célébration de l’Esbat (ainsi que de certains sabbats). C’est d’ailleurs, sa partie centrale.
L’Esbat est un rituel de la Wicca Traditionnelle, tel que transmis par Gerald Brousseau Gardner, et qui prend place à chaque pleine lune. Ce rituel est tenu dans un cercle et si possible à la lumière des bougies et de la Lune.
Lors de ce rituel, le Grand Prêtre et Sorcier invoque la Déesse, représentée par la Lune, dans le corps de la Grande Prêtresse et Sorcière, en transe. A travers sa prêtresse, la Déesse parle et agit.
La Descente de la Lune est complète lorsque la Prêtresse a dit la Charge (et/ou a terminé de délivrer son « message » spontané).
II. L’invocation à la Déesse de la Lune : sa définition magique et sa « construction »
Invoquer vient du latin « invocare » qui signifie appeler.
Dans Magick IV, Aleister Crowley explique ce qu’est une invocation et une évocation en magie :
« Invoquer, c’est inviter, faire entrer, de même qu’évoquer, c’est ordonner, faire sortir. Là réside la différence essentielle entre les deux branches de la Magick. Dans l’invocation, le macrocosme inonde la conscience. Dans l’évocation, le magicien, étant devenu le macrocosme, crée un microcosme. Vous invoquez un Dieu dans le Cercle. Vous évoquez un Esprit dans le Triangle. Dans la première méthode, l’identité avec le Dieu est atteinte par la dévotion et la reddition, en abandonnant ou supprimant toute partie de soi-même non pertinente (et illusoire). »
La descente de la lune a été grandement inspirée par le travail de Crowley (mais pas uniquement, parmi les textes de référence, on peut noter Aradia ou l’évangile des Sorcières de Charles Leland, mais je développerai cela dans de prochains articles.)
D’une part, la Charge de la Déesse reprend des extraits de certains de ses textes : Liber AL vel Legis, Liber LXV, The Vision and the Voice, The Law of Liberty.
D’autre part, la construction même du rituel est reprise de Magick IV (magie en théorie et en pratique). La descente de la lune (invocation + charge) évoque très nettement ce que Crowley appelait « l’invocation d’identification », citant Hermes Trimegistus.
On peut la décomposer comme suit :
- la descente de Lune débute par une prière à la déesse, commémorant ses attributs physiques. Ici l’invocation à la puissante mère et le quintuple baiser donné par le Grand Prêtre.
- La voix de la déesse est entendue et Son discours caractéristique est récité : la première partie de la Charge de la Déesse ;
- La réaffirmation de l’identité de la sorcière comme étant la divinité : le grand prêtre dit : « Entendez les paroles de la Déesse Étoile. »
- La nouvelle invocation de la Déesse, par elle-même : seconde partie de la charge de la Déesse. Ou d’après la version remaniée de D. Valiente : « Je suis la beauté de la verte terre, et la blanche Lune parmi les étoiles, et le mystère des eaux, et le désir du cœur de l’homme, je t’appelle en ton âme. Lève-toi et viens à moi. Car je suis l’âme de la nature, qui donne la vie à l’univers. »
- Et pour conclure, l’objectif initial de l’invocation est énoncé : l’extase, l’épanouissement spirituel, la communion avec notre Soi Divin, etc. (cf. la seconde partie de la Charge de la Déesse). On peut y voir également un second niveau de lecture, car à la fin de la Charge de la Déesse, on peut énoncer la raison de la célébration à tout le coven. Il peut s’agir d’une initiation, d’un travail magique, etc.
III. Les buts du rituel : magiques, extatiques et, avant tout, spirituels
C’est dans le Cercle, en présence de la Déesse incarnée par sa servante, que le travail magique peut commencer, l’initiation peut être donnée, l’enseignement peut être transmis, l’union des mains peut être célébrée, etc.
Évidemment, cette communion, comme l’a souligné Gerald Gardner (cf « les Dires de Gardner »), n’est pas toujours au rendez-vous. Même si prendre la position de la Déesse, c’est-à-dire en étoile (cf. Photo de Maxine Sanders ci-dessus), est censé y contribuer. Cette « magie analogique » ne fonctionne pas à tous les coups. Tout dépend de l’humeur, de l’ambiance du cercle, de votre partenaire (la wicca fonctionne par couple au sein d’un même groupe) et surtout du « travail » effectué auparavant.
Les 8 sentiers sont là pour aider à atteindre cette communion avec le divin.
L’invocation et les paroles de la Déesse sont l’une de ces huit voies magiques. Elles contribuent ainsi au changement d’état de conscience et permettent d’atteindre cette communion grâce à leur forte charge émotive et érotique.
Émotive… Selon Aleister Crowley, le vrai secret de l’invocation peut être résumé en quelques mots extraits du mystérieux manuscrit d’Abramelin le Mage et ce sont : « Enflamme-toi dans la prière ». La charge de la déesse m’a laissé pantelante et en pleurs de nombreuses fois, et m’a empli d’énergie d’autres fois, même après toutes ces années elle garde cet étonnant pouvoir sur moi. Sans doute parce qu’elle me connecte directement aux énergies créatrices derrière la Déesse et le Dieu, eux-mêmes. (D’autres fois, je n’ai absolument rien ressenti, ce qui n’a pas empêché le rituel de porter ses fruits :))
Émotive & érotique. Pour moi, le lien est ici ténu : cette flamme ressentie par celui et celle qui invoquent la Déesse, les émotions éprouvées semblables à des émotions amoureuses (pour Elle, pour Lui, pour lui, la terre…), la (re) connexion aux énergies créatrices.
Érotique, donc… Car la Wicca est une religion de fertilité et l’énergie érotique est centrale dans ce rite, comme dans ses rites de façon générale. L’éros est l’une des clefs de la magie et de la spiritualité de cette tradition. L’amour en est une autre. Toutes deux entremêlées.
Le but des rites est d’atteindre un état de ravissement ou d’extase selon Patricia Crowther (l’une des grandes prêtresses de Gardner). Il s’agit bien d’un objectif spirituel.
La guérison spirituelle, l’équilibre et la sagesse transcendante sont clairement recherchées à travers la Descente de la Lune. Je dis « clairement » et pourtant il s’agit d’une évidence que nous sommes nombreux à ne pas relever car nous avons tendance à nous focaliser sur la Prêtresse investie par la Déesse. Pourtant la Descente de la Lune se fait à deux, en couple et c’est le Grand Prêtre qui entonne l’invocation. La Grande Prêtresse prend alors la position du Dieu (cf. la Position d’Osiris bras croisés avec baguette et fléau dans les mains). Le Grand Prêtre se tient face à elle. Dans cette position phallique et donc masculine, elle devient son miroir, il se retrouve en elle. Puis la Prêtresse va incarner le Divin Féminin, elle va prendre la position de la Déesse (en étoile) et le Prêtre pourra alors expérimenter à travers elle le féminin en lui. Il explorera ainsi son Anima ou plus précisément la quatrième phase de l’Anima : la déesse ou femme sage, c’est à dire la sagesse transcendante.
Traditionnellement, la Descente de la Lune est pratiquée par un prêtre et une prêtresse à partir de leur Second Degré d’initiation, pas avant. Ceci n’est pas un hasard et cela renvoie directement à la Seconde Phase du Grand Œuvre Alchimique : l’Albedo. En terme d’alchimie Jungienne, cette seconde phase correspond à la recherche de l’anima pour l’homme et de l’animus pour la femme (pour aller plus loin, je vous invite à lire l’article d’Artus sur les Degrés de la Wicca Traditionnelle.) La Prêtresse expérimente à son tour l’Animus en elle à travers le Grand Prêtre investi par le Dieu lors de certains Sabbats (la Veille de Novembre, la Veille de Février, l’Équinoxe de Printemps, le Solstice d’Été).
On remarquera que le Dieu ne prend jamais la position de la Déesse mais celle du Dieu uniquement. Au sein de la Wicca, seule la femme a la capacité d’incarner la Déesse et le Dieu. L’homme ne pouvant incarner que le Dieu (cf. le Livre des Ombres : la prêtresse et l’épée.) Ceci est également à mettre en relation avec la théorie de Jung selon laquelle l’homme ne peut incarner la Terre-Mère.
A travers la Charge, la prêtresse, ou plus exactement la femme qu’elle est, pourra découvrir son Moi, sa véritable identité et, qui, potentiellement elle peut devenir.
A ce propos Vivianne Crowley a écrit, in Wicca the old religion in the new millenium :
« Le rituel wiccan fait grand usage des Charges. Il s’agit de morceaux de poésie ou de prose rituelle au moyen desquels le prêtre ou la prêtresse parle en tant que Dieu ou Déesse. Les Charges, dans la Wicca, ont souvent deux messages légèrement différents, un pour la femme, un autre pour l’homme. La Charge de la Création s’adresse à une femme pour lui dire ce qu’elle peut devenir, non par rapport à l’homme, mais de façon à trouver son Moi. Pour l’homme, il s’agit d’un message de l’Anima, son féminin intérieur, sa Muse. La Charge parle de force et de créativité que sa part féminine lui apportera s’il s’ouvre à elle. »
Les objectifs sont donc spirituels.
L’autre but de la descente de la Lune est de pratiquer une magie effective (le but de l’Esbat).
L’autre objectif est ainsi matériel.
Le spirituel et le matériel au sein de la wicca ne sont pas considérés comme séparés.
IV. Des Origines Antiques de l’expression « Faire descendre la Lune ».
Il est d’ailleurs amusant de noter que les sorcières Thessaliennes de l’Antiquité, réputées pour leur Art, faisaient « descendre la Lune » à des fins de magie érotique. Entre autre chose, elles excellaient dans la fabrication de philtres amoureux et maitrisaient parfaitement l’usage des aphrodisiaques. La Thessalie est une région de la Grèce Septentrionale, « une terre classique » de la sorcellerie et de la magie.
On pensait donc que ces servantes et prêtresses d’Hécate avaient la capacité d’user de magie sur la Lune. L’invocation de la Lune leur permettait de La faire sécréter un liquide qui gouttait sur l’herbe : le « virus lunare », » l’écume de lune » ou » poison lunaire » comme l’a appelé Apulée dans L’Âne d’Or ou les Métamorphoses. Lors de sa phase croissante, la lune était perçue comme le réceptacle de la divine boisson, le soma. C’est ce « jus lunaire » qui servait à la confection des philtres amoureux et aphrodisiaques.
Certains auteurs suggèrent que la Descente de la Lune était une ruse des sorcières Thessaliennes qui connaissaient les moments d’éclipses lunaires et qui s’en servaient pour manipuler les crédules.
Ainsi, l’expression « faire descendre la Lune » nous viendrait, au moins, de l’Antiquité. Les auteurs classiques citent cette expression dans leurs œuvres :
- Virgile, in La huitième bucolique : » Les paroles magiques ont le pouvoir de « faire descendre la lune » elle-même du haut des cieux. »
- Horace, in Œuvres complètes volume 2 : » Je puis faire mouvoir des images de cire (tu le sais, profane trop curieux); je puis aussi, par mes enchantements, faire descendre la lune du ciel pour ranimer les cendres des morts et composer les philtres les plus efficaces. »
- Ovide, in Les Héroïdes, épitre 6 : » Elle a appris à faire descendre , malgré elle, la Lune du char qui la porte, et à plonger dans les ténèbres les coursiers du Soleil. » Et, in Les Métamorphoses, livre XII : » La mère d’Orios était Mycale, celle qui souvent en chantant forçait à descendre les cornes de la lune. »
- Platon, in Gorgias : « Mais il est à craindre, mon cher ami, qu’il ne nous arrive la même chose qui arrive, dit-on, aux femmes de Thessalie, lorsqu’elles font descendre la lune, et que nous ne puissions faire choix d’une telle puissance dans Athènes, qu’aux dépens de ce que nous avons de plus cher. »
- Aristophane, in Les Nuées : « Si j’achetais une femme thessalienne pour faire descendre la Lune pendant la nuit ! »
Et j’en oublie sûrement…
Parmi ces références classiques, il y a également le dessin d’un vase grec, datant de 200 avant J-C, qui fait référence à cette « descente de lune ». W. H. Roscher a reproduit ce dessin dans Ausführliches Lexikon der griechieschen und römischen Mythologie (1894) qui illustre son article « Mondgöttin » (déesse de la lune en allemand). Il l’avait reproduit à partir d’une gravure à l’eau forte de Tischbein, elle-même réalisée à partir d’un vase de la collection de Sir William Hamilton (1730-1803), célèbre et grand amateur de vases grecs.
Le dessin de ce vase représente deux femmes nues (des sorcières) et la pleine lune avec un profil féminin. Une femme tient dans sa main une petite épée. L’autre tient dans sa main une baguette. De la Lune, descend une corde. Ces femmes semblent « attacher » la Lune pour la faire descendre. L’inscription » ΘΙ TTOTNIA ΣΕΛANΛ » voudrait dire (hum désolée je ne connais pas le grec ancien) : « Écoute-moi, Dame Lune » / « Séléné ».
Roschen commente sous le dessin : » Deux sorcières (Thessaliennes) nues faisant descendre Séléné, image d’un vase (d’après Gerhard, Ges. ak. Abh. Planche 8. 8). «
Gerald Gardner avait reproduit ce dessin de sa main et l’avait annoté : » Sorcières faisant descendre la Lune. Vase grec, 200 ans avant JC. » (Image tirée de Rebirth of Witchraft par Doreen Valiente.)
La version dessinée par Gerald Gardner.
Pour sa beauté et sa puissance, la Descente de la lune a été largement reprise par nombre de traditions sorcières contemporaines et éclectiques. Comme nous l’avons vu plus haut, ce rituel a été créé pour célébrer la Déesse aussi bien extérieure qu’intérieure, pour révéler notre Soi Divin et donc dans un but de guérison et développement spirituel.
Que vous pratiquiez la sorcellerie contemporaine en groupe ou en solitaire, que vous soyez un homme (je vais faire hurler les traditionalistes psycho-rigides =)) ou une femme, n’hésitez pas à adapter ce rituel. Sachez aussi que l’expérience ne s’arrêtera pas avec la réouverture du cercle. Il est possible qu’au cours des jours qui suivront, le Divin continue à se manifester en vous.
Voici quelques pratiques dont vous pourrez vous inspirer :
Pour un groupe ou un couple :
- La Descente de la Lune et Soulever le Voile (version 1949 du BoS). Gerald Gardner. Traduction Lune & Artus. Wicca Traditionnelle ou dite Gardnerienne.
- La Descente de la Lune et la Charge de la Déesse. Par Janet & Stewart Farrar. Traduction Lune. Tradition Alexandrienne Réformée.
- Attirer le Dieu Cornu en soi ou l’appel du Dieu en soi, par Phyllis Curott. Traduction Faoltiern. Tradition Ara.
En solo :
- A goddess spell, par Phillys Curott. Traduction Lune. Tradition Ara.
- Faire Descendre le Soleil ou l’appel du Dieu en soi, par Phyllis Curott. Traduction Faoltiern. Tradition Ara.
- Un autel au dieu, par Phyllis Curott. Traduction Lune. Tradition Ara.
Quelques textes alternatifs à la charge :
Et pour aller plus loin, quelques textes sur les sources de la charge, la signification du terme « charge », etc.
- Chevauché par les Dieux, par Jennifer Hunter.
- La Charge de la Déesse : signification du terme « charge », par Lune
- Les Sources de la Charge de la Déesse (I) : Ali Puli, par Lune
- Les Sources de la Charge de la Déesse (I) : Charles Leland, par Lune
Bibliographie :
- Apulée, l’Âne d’or ou les Métamorphoses
- Aristophane, Les Nuées
- Aleister Crowley, Magick IV, traduit par Phillipe Pissier. Sur le site de Magick Instinct.
- Vivianne Crowley, Wicca, the old religion in the new millenium.
- Patricia Crowther, Lid off the cauldron.
- Phyllis Curott, Witchcrafting.
- Janet & Stewart Farrar, The Witches’ Bible.
- Gerald Gardner, Le BoS.
- Horace, Œuvres complètes volume 2
- Charles G. Ledand, Aradia ou l’Evangile des Sorcières. Traduit en français par Véro pour les Portes du Sidh.
- Müller, Rätsch & Storl, Witchcraft Medecine.
- Ovide, Les Héroïdes
- Platon, Gorgias
- Roscher W. H., Ausführliches Lexikon der griechieschen und römischen Mythologie (1894)
- Doreen Valiente, ABC of Witchcraft et Rebirth of Witchraft.
- Virgile, in La huitième bucolique
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Les Sources de la Charge de la Déesse (I) : Ali Puli
avril 9th, 2010 Posted 15 h 08 min
Je termine l’écriture d’un texte sur la descente de la lune et si je veux qu’il reste assez lisible, je dois éviter de trop en dire. J’aime vérifier toutes mes sources et être assez complète mais plus je fais de recherches, plus mes sources s’agrandissent. A tel point que je pense développer plusieurs articles « satellites » sur le sujet. Je crois bien que je vais devoir ouvrir une nouvelle catégorie sur les Portes du Sidh ou créer une sous-partie sur le futur-nouveau site du BoS.
***
Gerald Gardner a repris un extrait du Centrum Naturae Concentratum écrit par Ali Puli (publié en néerlandais en 1694 et en anglais en 1996) pour l’inclure dans ce qui allait devenir La Charge de la Déesse. Part importante de la rituélie Wicca. Ali Puli était un philosophe du XVIIème siècle et auteur de nombreux textes sur l’alchimie et l’hermétisme. Ses origines sont incertaines.
Ce texte datant du XVIIème siècle, il s’agit donc de la source la plus ancienne de la Charge de la Déesse.
Cet extrait a tout d’abord été cité en 1914 dans l’article de Waite, Some notes on the alchemist Alipili, in The Alchemical Journal 3, puis en 1926 dans The Secret Tradition in Alchemy, its development and records. Il a également été repris par Helana Blavatsy dans son livre Isis Dévoilée, tome 2.
Voici ma traduction. Vous y reconnaitrez sûrement le passage repris dans la Charge.
» Je t’avertis, toi qui désires pénétrer les plus profonds secrets de la nature, si ce que tu cherches, tu ne le trouves pas à l’intérieur de toi. L’astre universel du monde ne détient pas de plus grand mystère ni d’excellence qu’un petit homme, façonné par Dieu à Sa propre image. Et celui qui désire être le premier parmi les étudiants de la nature, ne trouveras nulle part de terrain d’étude plus grand et meilleur que lui-même. Ainsi je proclame d’une voix forte : Ô homme, connais-toi toi-même ! En toi est caché le trésor des trésors. »
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La Charge de la Déesse : signification du mot « charge »
avril 5th, 2010 Posted 12 h 16 min

La Prêtresse est investie par la Déesse, dessin réalisé par Doreen Valiente
La Charge de la Déesse est issue des rituels de la Wicca Traditionnelle et a été reprise par bon nombre de traditions Sorcières contemporaines. Ce texte est en effet très beau mais son titre peut laisser dubitatif.
La « Charge » en anglais peut signifier « déclamation » ou message.
Le terme « Charge » a été emprunté au vocabulaire Franc-Maçon. Il désigne un discours, une déclamation ou un ensemble d’instructions, lu à un candidat qui se tient dans le temple.
Dans la Wicca, la Charge de la Déesse est déclamée à chaque rituel de pleine lune (Esbat) et, presque, à tous les sabbats (les sabbats proches d’une pleine lune sont célébrés à la date de cette dernière, le rituel de la descente de la lune est donc effectué.)
Le (Grand) Prêtre fait descendre la lune, c’est à dire qu’il invoque l’esprit de la Déesse dans le corps de sa (Grande) Prêtresse, en transe. La prêtresse est alors investie par la Déesse et c’est par sa bouche qu’Elle parlera et son corps qu’Elle agira.
La charge relate ainsi le message de la Déesse à Ses enfants.
Je développerai le sujet de la Descente de la Lune (Drawing Down The Moon) lors d’un prochain post.
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La Bible des Sorcières, dépoussièrage des traductions
mars 7th, 2010 Posted 22 h 46 min

Comme j’ai le nez dans les traductions de rituels « trad », j’ai eu envie de jeter un œil sur celles des Farrar sur le Sidh. Et OMG, je me suis rendue compte à quel point ces vieilles traductions étaient fantaisistes. Pour la partie « texte à dire », j’avais utilisé le liber umbrarum traduit par Cédric Lelièvre. Son travail est nettement poétique et il a pris de très grandes libertés sur de larges passages. Je préfère privilégier le sens premier du texte, autant que possible, j’ai donc tout repris…
J’en profite pour faire un petit récapitulatif de toutes les traductions des textes de J. & S. Farrar. Ici et bientôt sur le Sidh. Les Farrar ont eu une énorme influence sur la wicca. A tel point que certains traditionalistes sont persuadés de travailler avec du matériel purement gardnérien alors qu’il s’agit de matériel issu de la Witches’ Bible des Farrar. The Witches’ Bible, 30 ans plus tard, reste le livre de référence en la matière. Si ce livre a eu un tel succès au sein de la communauté wicca, c’est parce que les auteurs ont tout révélé de leur pratique.
Textes extraits de Eight Sabbats for Witches
La structure
- Rituel d’ouverture (divisé en plusieurs parties)
- Grand Rite
- Rituel de fermeture
Les Sabbats
- Équinoxe de Printemps
- Bealtaine, 30 avril
- Solstice d’été
- Yule, 22 décembre – Les autres sabbats (à venir)
Naissance, Mariage, Mort
- Présentation des Nouveaux-Nés
- Rituel de Handfasting
- Requiem (à venir)
Textes extraits de The Witches’ Way
- Consécration des Bijoux personnels, talismans, etc.
- Sur la conduite d’un coven…
- Sorcellerie & Sexualité – les menstruations
- Nu dans vos rites
- Rituel pour les ouvertures du corps
- Guérison
- La médecine par les plantes
- Talismans
- La baguette
- Les cordes
- L’épée
Textes extraits de What Witches Do
- Le Rite de la Reine Hagiel
- Rituel de Handfasting
- Effigie en Cire
- Sortilège de l’aiguille et de la bougie
Textes extraits de Spells and how they work
- Formes-Pensées, traduction & adaptation Faoltiern Shelcallec
- Sortilèges : résultats inattendus
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La Charge de la Déesse de l’Automne
juillet 4th, 2008 Posted 9 h 08 min
Encore une dernière « charge » *, après je ne vous soûlerai plus avec la poésie de Vivianne Crowley ^^… Cepedant, vous aurez sûrement droit à de nouvelles traductions, car je suis en train de vider la bibliothèque et les placards de tous les livres qu’ils contiennent, déménagement oblige (j’en profite donc pour jeter un œil sur les livres que j’aime) !… J’avais oublié à quel point ils étaient nombreux. Et dire que j’en ai tout autant chez mes parents, qui dorment sagement depuis 5 ans. Je crois que notre déménagement ne va pas être triste -_-’ Une chose est sûre la pièce qui les accueillera n’aura pas vraiment besoin de voir ses murs isolés !!!
Voici donc ma charge favorite :
La Charge de la Déesse de l’Automne
Par Vivianne Crowley ©, traduction & adaptation Lune
Je suis la lune décroissante,
la Déesse qui disparait de la terre.
Au Printemps, j’ai cherché mon Seigneur,
et je me suis accouplée avec lui sous les arbres et les étoiles.
A Beltane, j’ai épousé mon Seigneur,
sous les premières fleurs de l’aubépine.
Et en Eté j’ai fait mûrir les pommes dans les vergers,
et le fruit a poussé, rond et fort,
comme la graine dans mon ventre.
Lors de la récolte du blé j’ai abattu mon Seigneur
afin que, par sa mort, notre peuple puisse être nourri.
Et à présent, en Automne,
je descends sous la terre,
pour résider avec mon Seigneur en son sombre royaume,
jusqu’à ce que notre enfant soit né.
Au Solstice d’Hiver, je mettrai au monde l’enfant
et raviverai votre espoir,
et à Imbolc Je serai moi-même de retour,
pour renouveler la terre.
Je vous quitte mais je reviens à vous.
Lorsque vous voyez mon pouvoir décroître,
et les feuilles tomber des arbres ;
lorsque la neige efface, comme la mort,
toute trace de moi sur la Terre,
alors cherchez-moi dans la Lune,
et là dans les cieux vous verrez mon âme,
s’élevant doucement parmi les étoiles.
Et en cette sombre période,
lorsque la Lune est couverte par l’ombre,
et qu’il n’y a aucune trace de moi dans le Ciel ou sur Terre ;
lorsque vous regardez à l’extérieur
et que vos vies semblent froides et sombres et stériles ;
ne laissez pas le désespoir ronger vos cœurs.
Car lorsque je suis cachée,
Je suis seulement en train de me renouveler ;
lorsque je décline,
je me prépare pour revenir.
Rappelez-vous ma promesse et regardez à l’intérieur de vous,
et, là, vous trouverez mon esprit,
en train d’attendre ceux qui cherchent ;
car près de la source de votre être,
je vous attends toujours.
Je suis Diane dans les Cieux,
et sur Terre, Perséphone,
et à l’intérieur de vous, la sombre Hécate.
Triple je suis ;
L’Une en Trois ;
mon corps la Terre,
mon âme la Lune,
et à l’intérieur ton moi le plus profond,
l’esprit éternel, le mien.
- Note : « Charge » en anglais peut signifier « déclamation » ou message. La Charge de la Déesse est dite par la prêtresse qui est investie par la Déesse. Par la bouche de la prêtresse sortent les paroles de la Déesse. La charge relate le message de la Déesse à Ses enfants. Elle peut être récitée ou spontanée.
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