Lunes Rouges

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Réflexions sur le cycle

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mardi, juillet 8 2008

Journal des Lunes

Je suis passée chez Moonfairy ce matin et j'ai été agréablement surprise par son idée. Elle s'est amusée à créer son propre journal des Lunes, elle l'a customisé avec l'une de mes illus' : Lune Rouge. Je pensais ces derniers temps me renseigner auprès d'un imprimeur pour faire réaliser des cartes postales à partir des mes illustrations, mais l'idée de fabriquer ce genre de petit cahier pourrait être intéressante.

Un journal des Lunes est une sorte de journal quotidien, où sont notées nos observations physiques, spirituelles, émotionnelles, etc. et liées à notre cycle féminin. C'est un outil pour apprendre à mieux se connaître.

samedi, février 4 2006

Contraception & Gynécologie

En furetant sur le net, je suis tombée sur le site d'un médecin et auteur, Martin Winckler, qui remet certaines pendules à l'heure à propos de la contraception, ses tabous et légendes. On y apprend notamment pourquoi réellement le sterilet peut rendre stérile définitivement et que la pillule en supprimant l'ovulation, nous préserve de certains cancers. A lire donc.

http://martinwinckler.com/

samedi, décembre 24 2005

Sorcellerie et Sexualité - extrait de la Witches' Bible de J. & S. Farrar

Extraits de la section XV – Witchcraft & Sex – WITCHES’ BIBLE par J. & S. FARRAR, traduction Lune

(...)

Quelles sont, alors, les différences essentielles entre l'homme et la femme dont nous avons parlé ?

La différence la plus évidente, bien sûr, est que chaque femme peut potentiellement ou réellement porter un enfant. C'est vraiment la seule différence que le patriarcat considère comme importante, parce qu'il doit y avoir un résultat. Ainsi, le stéréotype met cela en valeur, tandis que l’on considère l'autre différence physique évidente - qui est la menstruation - comme un simple ennui, 'une malédiction', un événement concomitant, fâcheusement inévitable, à la capacité de porter des enfants. Les hommes et les femmes tombent d’accord là dessus; des hommes en se résignant sur le fait qu'une femme peut devenir capricieuse voire totalement indisposée une fois par mois et les femmes en acceptant leur douleur et leur chamboulement mental comme 'naturel' (qui n’ont rien d’une fatalité ; et si vous pensez que cet état des choses est dogmatique, lisez The Wise Wound, Chapitre II).

En fait, le cycle menstruel est plus fondamental à la nature de la femme - physique et psychique – ce que la grande majorité des hommes et des femmes comprend. En fait, sa véritable importance commence tout juste à être examinée. Les psychologues Jungiens (en particulier les femmes) ont fait un bon début ; mais le seul le livre vraiment important sur le sujet que nous connaissons est le travail de Penelope Shuttle et Peter Redgrove's (1978) : The Wise Wound : Menstruation and Everywoman. Quand Redgrove & Shuttle ont commencé à travailler sur leur livre, aux environs de 1971, ils ont demandé au Bibliothécaire de leur université quelques livres sur la psychologie des menstruations. ` A la grande surprise du Bibliothécaire également, IL N'Y AVAIT AUCUN LIVRE DE LA SORTE !... Aussi incroyable que cela puisse être, la situation est restée en l’état jusqu'à 1975, lorsque « Menstruation & Menopause » de Paula Weideger a franchi un nouveau pas aux Etats-Unis - et même cela, bien que d’une grande aide, n’est qu’un `petit guide sur l'expérience intérieure et la signification du cycle menstruel '.

The Wise Wound est une chose rare, un livre vraiment révolutionnaire. Ses thèses principales, nous le pensons, seront si immédiatement convaincantes pour la plupart des femmes - et pour la plupart des hommes qui vivent avec une femme - que nous sommes stupéfiés, comme le Bibliothécaire de l’université, qu'elles n’aient jamais été consignées auparavant. C'est une lecture essentielle pour tous sorciers et sorcières - et à ce propos, il y a certaines choses pertinentes à dire sur la sorcellerie, historique et moderne. (C'est une triste preuve de l’enracinement des attitudes stéréotypées : la réaction immédiate de certains de nos sorciers mâles lorsque nous leur avons dit de le lire, fut : ` Beurk! ' - mais leur attitude a changée quand ils l'ont lu.)

Shuttle et Redgrove précisent qu'il y a deux pics au cours du cycle menstruel - l'ovulation et la menstruation, quand l'utérus perd ses parois et se renouvelle. Et ces deux pics ont des implications tout à fait différentes et sont accompagnés par des états psychiques tout à fait dissemblables. En un sens, à l'ovulation le corps de la femme appartient à la race ; elle est porteuse et elle est celle qui transmet potentiellement les codes génétiques ADN raciaux, et les molécules ADN sont indifférentes à son égard en tant qu’individu, une fois qu’elle a assuré leur combinaison avec celles d’un homme et est assurée de la survie de cette combinaison. Au cours de la menstruation, elle n’appartient qu’à elle-même ; elle traverse un processus de renouveau physique et psychique.

La qualité de sa sexualité diffère aussi. À l'ovulation, elle est typiquement réceptive, passive, désirant la pénétration. Lors de la menstruation, elle va plus probablement être active, prenant l'initiative érotique, désireuse d'expérience pour son amour propre, indépendamment de sa fonction de reproductrice de la race.

Le stéréotype patriarcal reconnaît uniquement le pic sexuel de l'ovulation, parce qu’il est lié à la reproduction, qui est la seule raison 'valable' du patriarcat pour qu’une femme ait des envies sexuelles.

Même `quelques psychologues compétents, conditionnés à croire que le désir sexuel de la femme est essentiellement passif et réceptif, sont souvent passés complètement à côté du pic menstruel – parce qu’en questionnant les femmes sur leurs pics sexuels, ils ont naturellement été recherchés les points culminants receptifs ; et les femmes, conditionnées de la même manière, ont répondu en fonction. Les questions stéréotypées ont engendré des statistiques stéréotypées. L’idée d’un pic sexuel féminin actif peut être dérangeant pour les hommes élevés avec l’idée que c’est la prérogative du mâle d’entreprendre les rapports sexuels. La combinaison du saignement et de l’accroissement de la capacité sexuelle est quelque chose de formidable pour la vision conventionnelle (The Wise Wound, p.89).

De puissants tabous ont toujours entouré les femmes qui ont leurs règles. Aux temps pré patriarcaux (et encore dans de nombreuses cultures « primitives ») les tabous menstruels et l’isolement ont pour but de protéger la femme à une période réceptive, au cours de laquelle elle peut effectivement se replier sur elle-même et faire des rêves ou donner des informations prophétiques qui sont utiles à la communauté ou, au contraire, avoir de mauvaises expériences qui peuvent par la suite l'affecter terriblement. « Tout particulièrement, les ménarches, ou premières règles, ont été considérés comme une période spéciale d'ouverture mentale, aussi bien que physique, pendant laquelle une jeune fille ferait des rêves ou aurait d’autres expériences qui la guideraient dans une vie future et qui permettrait de savoir si elle devait être une chamane ou une sorcière-guérisseuse. Alors, c'était l'accord selon lequel elle entrait dans une relation particulière avec les puissants esprits de sa menstruation ». (The Wise Wound p.65.)

Mais avec la relève patriarcale, les tabous sur la menstruation sont devenus une protection contre la femme, contre sa magie 'dangereuse', contre toutes ces facultés que l'ego empirique s'efforce de bannir. Là où on ne pouvait les bannir, on les adopter et les discipliner pour les utiliser ; par exemple, si la crainte et l’estime qu’on a de la magie du sang de la femme sont données avec le respect qui lui est due, celle-ci est totalement bénéfique, mais pouvait bien soulever les cruautés patriarcales du sacrifice du sang (ibid. p. 61). Les hommes ne peuvent être menstrués – mais il y avait d’autres moyens de produire du sang dans des buts magiques. La raison dirait : « Le Sang est évidemment magique. Mais la chamane qui a ses menstrues est dangereuse. Alors, neutralisons-la avec des tabous et tuons quelque chose – ou quelqu’un – à la place ». Il est significatif que les cultures à fort tabous menstruels, imposés par les hommes (en incluant la nôtre), semblent être les plus enclines à l’agressivité et à l’anxiété (ibid. pp. 98, 185).

Les sociétés païennes, cependant, ont compris et ont pris les pleins avantages des pouvoirs chamaniques de la femme qui menstrue. Les universités d’Hera, par exemple et les pythies (prêtresses oraculaires) de Delphes, fesaient leurs prédictions mensuellement, et il y a de lourds signes qui indiquent qu’en de tels lieux les femmes synchronisaient leurs règles par des disciplines psychiques voulues. (ceci est parfaitement possible ; des recherches ont montré qu’elles survenaient spontanément aujourd’hui au sein de telles communautés féminines comme les couvents ou les universités de femmes.) Shuttle et Redgrove soutiennent de manière persuasive que Delphes porte toute les marques de chamanisme menstruel. Ils suggèrent que le célèbre omphalos (qui peut être vu au musée de Delphes) n’est pas un nombril mais un col de l’utérus ou une bouche d’utérus et que le trépied sur lequel la chamane de Delphes s’asseyait était en fait un speculum pour observer les premiers signes des règles. (cela nous rend toujours perplexes de voir les écrivains classiques être aussi anxieux de mettre une signification sur un simple meuble ; cette explication pourrait expliquer cela). On peut ajouter à cela, dans le cas de Delpes, la prise de contrôle patriarcale qui est consignée dans la légende de la conquête d’Apollon sur le serpent de Delphes (c’est-à-dire, la pythie) ; mais bien que le temple d’Apollon ait pris la charge de Delphes, les pythies elles-mêmes étaient indispensables ; pendant des siècles aucune décision importante n’était prise en Grèce sans leur conseil oraculaire, ainsi elles maintinrent leur rôle – mais avec les prêtres pour les contrôler et les administrer, elles et les riches tribus qu’elles attiraient.

Qu’est-ce que tout cela signifie aujourd’hui – et pour les sorcières ?

Pour résumer : la nature de la femme est cyclique, du pic de sensibilité-tournée-vers-l’extérieur, mensuel, reproducteur, de l'ovulation, à l'intervention de renouvellement mensuel, du pic de sensibilité-tournée-vers-l’intérieur de la menstruation. Plus elle accepte et comprend cela (et cesse de le considérer comme 'une malédiction'), plus elle sera accomplie et efficace - et plus l’homme l’accepte et le comprend, davantage il la respectera et la complétera.

Ces deux pics ont un sens égal, forment un tout dynamique, un yin-yang absolu, s’entrelaçant à tous niveaux. C’est le cycle lui-même qui est important, pas un pôle ou l’autre de celui-ci ; le cycle fait d’une femme ce qu’elle est. Les « valeurs de l’ovulation » et les « valeurs de la menstruation » doivent se compléter les uns les autres ; mais le patriarcat reconnaît seulement les « valeurs de l’ovulation » et base son stéréotype de femme là-dessus.

Ce cycle de différents types de conscience signifie que l’expérience totale de la femme est plus profonde, que les événements du cycle sont également plus profondément enracinés et physiquement plus étendus que toutes expériences masculines habituelles. Bien que cela signifie que l’expérience féminine de la vie est plus profonde, cela veut dire également qu’elle est plus vulnérable lorsqu’elle s’ouvre elle-même à ces expériences, plus vulnérable à l’agressivité et au dénigrement. L’homme qui devrait être le gardien et l'étudiant de ces capacités féminines, devient à notre époque le fier et envieux agresseur. (Ibid., p.33). Aussi, comme Gerald Massey l’a démontré il y a un siècle dans The Natural Genesis, « la nature féminine a été le premier enseignant de la périodicité ».

Cela peut être difficile d’avaler ça pour le mâle fier, cabré sur des stéréotypes patriarcaux ; cela semble le mettre dans la position nouvelle d’être inférieur. Mais ce serait une réaction erronée. L’homme a également une contribution positive à apporter.

La nature masculine est typiquement analytique, avec une conscience concentrée. La nature féminine synthétise, avec une conscience diffuse. Il est linéaire, avançant tel un châssis de voiture ; elle est cyclique, avançant telle une partie de la jante d’une voiture (et remarquez que ces deux mouvements peuvent être aussi rapides). Il prend les choses par morceaux pour voir de quoi elles sont faites ; elles les assemblent pour voir comment elles se relient.

Les deux fonctions ont besoin l’une de l’autre. Laissez à elles-mêmes, sa conscience concentrée peut devenir vision étroite et sa conscience diffuse peut devenir désorientation. Son analyse à lui peut devenir destructrice, en plaçant les faits au-dessus des sentiments. Sa synthèse peut perdre de la cohérence, en plaçant les sentiments au-dessus des faits. Sa sensibilité à elle, sans la protection de la force de son frère, peut devenir une vulnérabilité dangereuse ; sa vigoureuse détermination, non guidée par l’intuition de sa sœur, peut devenir une bête agressivité.

En travaillant ensemble, d’autre part, ils peuvent trouver leur voie à travers la forêt. Il peut repérer les arbres solitaires et l’aider à ne pas buter contre. Elle peut avoir « un meilleur plan » de la forêt entière et l’aider à ne pas se perdre.

Ce n’est pas seulement cela – mais chaque nature possède à l’intérieur d’elle-même la graine de l’autre, comme le rond blanc dans le noir yin et le rond noir dans le blanc yang. En la femme, c’est l’animus, sa part masculine enfouie, son assimilation enrichit sa féminité ; cet animus a tendance à se manifester particulièrement au pic de la menstruation, comme son « autre époux » ou « partenaire lunaire », qui est soit effrayant soit dynamisant selon son degré de prise de conscience et de l'équilibre qu'elle a atteint entre ses deux jeux cycliques de valeurs. En l’homme, c’est l’anima, sa part féminine enfouie, son assimilation enrichit également sa masculinité. Puisque l’homme est linéaire plutôt que cyclique, l’empiétement de l’Anima sur la conscience de l'homme a tendance à sembler spasmodique et imprévisible ; cette part peut être au mieux identifiée (et écoutée fructueusement) sous l’aspect mythique d’une femme bien connue du rêveur, mais qu'il ne peut remettre dans la vie éveillée. (Quand Stewart a commencé à noter ses rêves, il l'a dénommée « la femme X », avant qu'il n'ait commencé à lire Jung et n’ait compris qui elle était.) Elle, aussi, peut être effrayante ou bien utile, selon si l’homme accepte et va vers elle ou bien lui résiste. Mais elle est toujours là, une partie inaliénable de sa psyché entière ; et comme l’exprime The Wise Wound (p.130) de façon éclatante : « Ce monde féminin réprimé doit inclure le problème de la menstruation, sa condition et sa forme, pour l'homme aussi bien que pour la femme. Ce qu’on ne doit jamais oublier, c’est que l'anima est menstrué. »

Cela vaut la peine d'indiquer ici que la croyance des sorcières en la réincarnation est non seulement en accord avec le concept Animus/Anima, mais doit aussi inévitablement l'inclure. L'Individualité immortelle, comme nous l’avons dit (p.116), est dynamiquement hermaphrodite, avec les deux aspects dans un équilibre qui est imparfait ou parfait selon son degré de progression karmique. Mais la Personnalité de toute incarnation est soit masculine, soit féminine ; ainsi l'autre aspect, subordonné temporairement, fera sentir naturellement sa présence - comme Anima ou Animus. Ainsi le degré d'intégration harmonieuse qu'une Personnalité montre par son Anima ou Animus est révélateur du degré de l’évolution karmique réalisée par l'Individualité qui est incarnée.

Pendant un instant, quittons les hommes et les femmes en tant qu’individu pour nous tourner vers la société humaine dans son ensemble - et le fait qui est peut-être stupéfiant, c’est que c’est la menstruation qui l'a provoquée. Comme Shuttle et Redgrove le disent (The Wise Wound p. 142 - en italique) : « Selon l’opinion reçue de la science zoologique, le développement du cycle menstruel est responsable de l'évolution des primates et des sociétés humaines au final. » La majorité des mammifères possède un cycle oestral ; ils sont périodiquement « en chaleur » et à d’autres moments n’ont aucun intérêt pour l’accouplement. L’ovulation est leur seul pic ; le sexe signifie reproduction et rien d’autre, comme facteur de survie pour les espèces. Mais avec les Singes du Vieux Monde, les grands singes et l’être humain, un immense changement évolutionnaire s’est produit. C’était le développement du cycle menstruel. Le signal de l’accouplement du sang génital a été arraché à son ancienne position de l'ovulation pour une nouvelle position, celle de la menstruation, lorsqu’il est très peu probable que l'ovulation puisse survenir ou la progéniture puisse être conçue. La libido sexuelle, également, s’est désormais étendue à la presque totalité du cycle. Comment cela pourrait-il être un facteur de survie ? « La réponse doit être que l'expérience sexuelle des primates (singes et gens) doit être parvenue à devenir un avantage et ait eu de l'importance pour l'individu (et de là, pour la race) aussi bien qu’à l’espèce par la reproduction. »

« La libido non-stop », ou ce que The Wise Wound (p.152) appelle « la luminosité sexuelle », était une adaptation évolutionnaire favorisant le développement de la coopération économique et sociale et encourageant l’intuition durant la résolution de problème. L’époque patriarcale pourrait avoir tenté de réduire le sexe à la copulation pour la reproduction ; l’évolution en sait bien plus. « La luminosité sexuelle » est le besoin de s’unir, la chose qui fait de nous des humains, en contraste avec ces espèces pour qui le sexe est une simple copulation pour la reproduction. « La création d’enfants est en partie une joie humaine. L’autre partie est la création « d’enfants mentaux » : idées et pensées séminales ». (ibid. p.210) - et Shuttle & Redgrove ajoutent avec pertinence : « Beaucoup supposent que la création « d’enfants mentaux » est le domaine unique des hommes, car la création des enfants physiques est la capacité exclusive des femmes ».

Il est ironique que nombre de religions occidentales, du Catholicisme aux Sciences Chrétiennes, interdisent les plaisirs du sexe en dehors de la reproduction – et ainsi, en effet, essaient de faire régresser l’humanité à une étape pré-humaine de l’évolution !

vendredi, décembre 23 2005

Les Mystères de la Lune Rouge - Partie III

Par Teresa Moorey ©, traduction & adaptation Lune

Menstruation - Les Mystères de la Lune Rouge

Pratique

Si vous avez trouvé ce chapitre plutôt étrange et nouveau, une importante « pratique » pourra le refléter et permettre de voir si votre point de vue commence à changer. Il y a beaucoup à pratiquer à travers ce chapitre. Commençons par les sujets pratiques.

Protection hygiénique

La plupart des protections hygiéniques disponibles ne sont sympathiques ni pour l’environnement, ni pour le corps des femmes. Les tampons blanchis et leurs fibres peuvent causer des irritations et dans les cas extrêmes un choc toxique et même la mort. Les serviettes hygiéniques polluent les mers et les côtes. Que pouvons-nous faire pour pallier à cela ?

Les éponges menstruelles sont une alternative aux tampons. Pour cela, vous aurez besoin d’acheter une éponge naturelle que vous couperez à la taille requise. Une éponge naturelle est suffisante pour fournir quelques éponges menstruelles que vous pourrez ainsi expérimenter avec précaution. La taille appropriée dépendra de la taille de votre intimité, si vous êtes vierge ou non, si vous avez eu des enfants, etc. Soyez prudente ici. Bien que j’ai eu trois enfants, la taille la plus confortable pour moi est d’environ 6-8 cm de long, 2-3 cm de diamètre. Vous pouvez utiliser des tailles différentes en fonction des étapes différentes de vos règles, une taille plus grande peut être utilisée au cours des jours les plus forts évidemment.

Pour placer l’éponge, vous aurez besoin de l’humidifier, exprimez le plus possible d’eau et insérez la. Cela peut être quelque peu inconfortable. Après un moment, vous pourrez sentir l’éponge commencer à sauter leap, mais au début, il peut simplement s’agir de l’eau restante qui s’évacue en premier. Lorsque vous aurez besoin de retirer l’éponge, faites le avec précaution, car l'éponge vous ressemblera et vous ne voulez pas abîmer votre intimité. Il est toujours possible d'extraire l'éponge, mais les très jeunes femmes peuvent s'affoler. Si vous venez tout juste d’avoir vos premières règles, vous aurez besoin de l'aide d'une femme plus âgée pour parvenir à connaître votre corps. Ne placez pas l'éponge trop haut et employez seulement une très petite éponge en premier lieu. Si vous êtes, l'insertion de l'éponge peut être douloureuse au point d’être impossible ! Ne vous inquiétez pas, il n'y a rien d’anormal chez vous. Cela signifie juste que votre vagin a besoin d’une douce dilatation et une éponge peut ne pas vous convenir au début.

Une éponge saturée doit être rincée à fond avant une nouvelle insertion, ainsi cette méthode peut être inadaptée si vos règles sont fortes et que vous êtes loin de chez vous. C’est un cependant un très bon médium pour les légères règles. Donnez-vous quelques mois pour vous habituez aux éponges, car cela peut paraître bizarre au début. Ne lavez jamais votre éponge avec de la poudre de savon ou un détergent – employez simplement de l’eau et laissez la sécher naturellement si vous ne la réutilisez pas immédiatement.

Vous pouvez également fabriquer des protections lavables en tissu épais ou couches, mais celles-ci sont plus difficiles à utiliser et peuvent être incommodes dans le cadre de divers styles de vie. Néanmoins, si vous pouvez rester à la maison, c'est la meilleure méthodes pour les jours de fortes règles, en alternance. Les marques réutilisables sont disponibles (voir Adresses Utiles). Il ne s’agit pas d’un retour aux Ages Sombres (moyen-âge), mais une voie le respect du cycle et de soin pour le corps féminin.

Ajustez votre routine

La routine s’adapte à la perception linéaire du temps qu’ont les hommes, non à l’activité cyclique des femmes et il convient bien mieux à beaucoup de femmes d’avoir des jours de coupures chaque mois, en travaillant plus intensivement à d'autres moments. Si vous êtes capables d’adapter vos activités à votre cycle, faites donc ainsi. Si vous vous sentez langoureuse lors de vos règles, alors restez assise ou couchée, marchez, bercez-vous au son de la musique et laissez-vous aller à rêver. Si vos rêves vous inspirent, vous serez capables d'utiliser ces inspirations plus tard, mais maintenant laissez-les simplement aller tranquillement, prenez des notes ou enregistrez-les sur une cassette si vous préférez. Ne rien faire est bénéfique, car ce moment a de la valeur en lui-même.

Si vous êtes liée par la routine de votre travail, alors couchez-vous tôt, faites la grasse matinée, si vous pouvez." Permettez-vous de faire ce que vous voulez, autant que possible, et ne vous forcez pas à porter la camisole de force fabriquée pour quelqu'un d'autre. Bien sûr, vous n’êtes pas malade ou n'avais aucun dysfonctionnement à cette période, mais vous avez des besoins différents. Les choses peuvent bougez dans votre conscience. Vous pouvez avoir besoin de plus d’espace. Si vous pouvez vous donner cela, votre efficacité à d'autres moments va probablement en être fortement augmentée. __ Sexe__

Le sexe durant les règles peut être très particulier et soulager les crampes. Loin d'éviter le sexe, vous pouvez l'aimer particulièrement à cette période, mais de manière différente par rapport à d’autres moments. Le désir de sexualité tend à être intense lors de l'ovulation, mais une intensité encore plus profonde peut être ressentie lors de la menstruation, quand l'approche d'une femme peut être plus affirmative, ou inspirée par des niveaux plus profonds.

Rêves

Il est de première importance de représenter graphiquement vos rêves, comme ceux-ci peuvent être une clef aux significations du cycle et peuvent vous donner beaucoup d'indices quant à ce que vous devez faire et expérimenter. Noter les rêves peut permettre de rendre plus colorée toute votre vie et d’y ajouter des dimensions invisibles. Simplement en notant vos rêves, sans essayer d’interpréter trop lourdement, vous pouvez faciliter les transformations à travers l’ovulation/menstruation, le rationnel/instinctuel par exemple, et les rêves peuvent vous montrer quelle est l’étape actuelle de votre cycle. Par exemple, il est commun de rêver d’œufs, de perles ou de bijoux lors de l’ovulation, tandis que les rêves durant les menstruations peuvent montrer des fleurs ou des animaux rouges. Après avoir mis sur papier vos rêves pendant un temps, vous deviendrez plus consciente de leurs significations personnelles, qui vous sont propres.

La relaxation et sujets liés

Apprendre a se relaxer est un art et de nombreux livres sont disponibles sur le sujet. Certaines méthodes sont brièvement données dans Witchcraft - A Mobius Guide et Wheel of the Year publiés tout deux par Holder et Stoughton. Une relaxation régulière vous aidera grandement au cours des règles, et les massages, l’aromathérapie, les simples, l’homéopathie et l’acupuncture sont d’une grande aide pour les problèmes menstruels. La sauge sclarée est utile quand on est indisposée et elle est souvent recherchée pour calmer la tension prémenstruelle et doit être mélangée à une huile de base (amande douce ou de pépins de raisin par exemple), d’une goutte à 5 ml (une cuillère à thé). Massez ce mélange sur votre abdomen ou votre de dos pour dégager les tensions.

Mandala menstruel

Un mandala est un dessin circulaire, un symbole d’intégralité et le cycle menstruel se prête magnifiquement à sa représentation et ce de manière équilibrée. La contemplation du mandala peut mener à un sentiment plus grand de complétude et à comprendre comment les différentes parties de votre cycle se complètent les unes aux autres. Pour réaliser un mandala simple, dessinez un large cercle et divisez-le en quatre. Divisez alors chaque quartier en sept, ainsi nous comptabiliserons les vingt-huit jours. A nouveau, divisez chaque section en sous-sections, pour prendre note des rêves (juste un mot ou deux, les récits complexes seront tenus dans votre journal des rêves), des sentiments, des maux et des douleurs, de l’euphorie, de la sexualité, de par le haut du mandala, pour le premier jour de vos règles et travailler tout autour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous aurez besoin d’expérimenter cela pour trouver ce qui fonctionne le mieux pour vous. Si votre cycle est irrégulier vous pourrez avoir besoin de poursuivre tout autour, à l’extérieur de votre mandala, sous forme d’une spirale.

C'est un mois type. Les phases lunaires arriveront à dates différentes chaque mois.

Souvent, le fait de noter et d’attacher de l’importance au cycle permet de le rendre régulier. Si votre cycle dure plus de vingt-neuf jours, ce qui est très courant et le lie à la lune, alors les très précis quatre quartiers ne vous conviendront pas. Expérimentez avec de la couleur et de dessins. A la fin, vous aurez une image de votre cycle qui sera unique pour vous.

C. G. Jung, le célèbre psychothérapeute et philosophe, s’est beaucoup exprimé à propos de la valeur du mandala en tant que symbole de l’intégrité psychique. Il a également parlé de l’intégration de la part réprimée de la personnalité ou « ombre », et des quatre fonctions de la conscience – pensée, sentiment, sensation et intuition. Toutes ces idées sont applicables à l’expérience mensuelle de la femme, chacune des quatre fonctions peuvent figurer plus fortement à des moments différents du cycle, la moindre fonction consciente « inférieure » fonctionnant à plein régime au cours des règles. Aussi, le concept de Jung de « l’homme intérieur » ou « animus » est actif de différentes manières et sous différents visages durant tout le cycle, particulièrement à travers les rêves. Il n’est pas possible de parcourir tous les domaines en détail ici et je vous suggère des lectures supplémentaires sur le sujet et en répertorie certaines dans « Further Reading ».

Respect du cycle

La meilleure de toutes les pratiques est de respecter votre cycle, d’aimer votre corps à travers toutes ses manifestations et suis ton ressenti jusqu'où il te mène. . Le cycle n’a pas besoin d’être combattu, réprimé ou méprisé ; cela ne doit pas faire de votre vie, ou celle d’une autre, quelque chose de triste. Les femmes qui saignent, vivent la descente et le retour de la Déesse et voyagent à travers Ses formes dans le cercle du mois. L’expérience féminine est riche et variée – le mythe se met à vivre. Et la menstruation est un faire-valoir de la vie, alors suivez le flux !

Les Mystères de la Lune Rouge - Partie II

Menstruation - Les Mystères de la Lune Rouge

Les Mythes et les Déesses

Lilith

Lilith était la première femme d’Adam et son nom provient du sumérien Reine des Cieux. Lil, signifie air, ou orage, le côté sombre et sauvage d'Inanna. Le nom de Lilith est aussi lié à la “chouette” – le sinistre oiseau de proie qui pique, sans bruit dans les ténèbres et qui est encore un symbole de toute sagesse. Le mythe hébreu raconte comment Lilith a été modelée à partir de la terre sale, et là encore nous connaissons tous la richesse et le potentiel du compost ! Ainsi, Lilith, bien que malpropre, était en un sens l'égale, elle fut créée séparément d’Adam, alors que sa femme subséquente, Eve fut créée à partir d’une côte. Lilith refuse de se soumettre à l’autorité d’Adam et elle s’envole loin de lui, donne naissance à des hordes de démons. C’était Lilith qui effrayait les hommes du moyen-âge, elle venait à eux en rêves pour boire tout leur sperme et on craignait également son aspect de dévoreuse d’enfants. Elle incarne l’énergie féminine libre, sexuelle et sauvage, les désirs des femmes qui sont individualistes, qui ne s’encombrent pas des exigences culturelles et familiales. Elle est la femme sauvage, vraie, pour elle et personne d’autre, ne se conformant à aucune espérance, suivant ses instincts avec la splendeur d'une lionne, la ruse d'une chauve-souris. Elle est ce que tous les hommes désirent et que la plupart craignent - et elle est ce que toutes les femmes sont, dans le cœur de leurs cœurs, particulièrement au cours des règles.

Ainsi Lilith est l’esprit menstruel qui demande de trouver son propre lieu de repos, dans un arbre mort, une caverne, sur le versant de la colline ou dans le petit appartement, le bureau, le jardin et la cuisine. Elle est suprêmement créatrice parce que son inspiration est pure, non diluée par les espérances d’autrui. Elle est vive et belle, elle est l'épice de la vie et elle est dangereuse seulement lorsque contrecarrée par ceux qui mettent de la valeur uniquement en des enfants physiques, qui la voient comme une meurtrière et qui n'estiment pas ses cadeaux comme uniques. Un des cadeaux de Lilith est l'expérience sexuelle qui déchire l’esprit et le corps, en ouvrant un sentier vers les mystérieux trésors du Monde Souterrain - le sexe durant les règles, lorsque la conception est la plus improbable. Tandis que vous avez vos règles, ouvrez votre fenêtre au vent de la nuit, et invitez Lilith à entrer.

Sekhmet

Sekhmet était la déesse-solaire Egyptienne à tête de lion, dont la crinière flamboie telles des éruptions solaires. Avec Sekhmet, la Déesse entre dans son plein pouvoir, le dessèchement, l'aveuglement. Ces énergies de type solaire peuvent être ressenties au plus fort quand le Soleil est en conjonction avec la Lune, dans le même signe astrologique et c'est le moment de l’obscurité-de-la-lune, lorsqu’elle n'est pas visible. Et ainsi, le temps de la sombre déesse est aussi celui de la brûlante déesse - et la sombre Lune est le moment durant lequel beaucoup de femmes ont leurs règles. Le lion, en tant qu’animal de pouvoir, est de le caractère tout puissant de la reine, le sang-froid féroce, le prédateur - et aussi le protecteur.

Bien que nous ayons mis en valeur la Lune, il y eut également beaucoup de déesses solaires et Sekhmet est l’unes des plus brillantes et effrayantes. Le mythe dit comment elle est devenue sanguinaire et a abattu des milliers et des milliers d’humains. Il semblait que sa soif de sang ne pouvait pas être étanchée et les dieux se sont inquiétés du fait qu'elle ne laisserait aucun fidèle vivant. Donc 7000 bouteilles de bière furent brassées et mélangées à de la poudre rouge, pour ressembler à du sang - le chiffre sept est intéressant, en raison de ses connexions lunaires. Tandis que le Soleil du matin se levait, la déesse vit son reflet dans la bière, bu et se retira, ivre, à son palais. Ainsi l'humanité fut sauvée.

La soif de sang de Sekhmet évoque le fort désir, instinctif d'éprouver la blessure interne, voir le sang menstruel et de faire la transition avec l'expérience menstruelle, où la soif pour la connaissance de soi donne un espoir d’une satisfaction. Sekhmet voit son reflet - elle n'est pas un vampire en quête de cimetière, mais elle trouve la régénération, comme toutes les femmes peuvent le faire au cours de leurs règles. Les énergies des règles - comme avec Lilith - sont seulement destructrices si frustrées. Nous pouvons apaiser Sekhmet avec notre sang tandis qu’elle nous protège, rugissant dans nos vies et partageant son pouvoir et sa férocité. Je soupçonne que l'on ait donné une inclinaison patriarcale au mythe. Sekhmet ne doit pas être trompée avec la bière, mais par la reddition, en ouvrant nos sens à toutes les significations, nous pouvons réaliser la rêverie menstruelle apparentée à l'intoxication et trouver notre vrai pouvoir en tant que femmes. Lors des menstruations, blottissez-vous dans votre lit, caressez la plaie de votre ventre et écoutez le ronronnement de Sekhmet.

Vierge, Mère et Vieille femme

Le thème de la Triple Déesse a été abordé plus haut. Au cours du cycle menstruel, une femme peut passer par tous les aspects. Après, les menstruations, elle « renaît » en un sens et peut se sentir à nouveau « vierge ». A l’ovulation, elle est la « mère avec toutes ses caractéristiques réceptives et nourrissantes », tandis que lorsque ses règles approchent, elle est comme la « crone », la vieille sorcière, son regard est tournée vers l’intérieur. Au cours des règles, il est possible de ressentir de plus près un quatrième aspect de la femme, transformateur. Si les règles surviennent à la lune noire, la connexion peut même être plus évidente. En se remémorant cela, il peut être révélé aux femmes qui suivent leur cycle.

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