Lunes Rouges

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mardi 13 mai 2008

Asherah, Déesse Suprême du Levant Antique

Par Johanna H. Stuckey ©, traduction & adaptation Lune


Pendentif en or.
Ugarit-Ras Shamra.
1550-1200/1150 avant J. C.
S. Beaulieu, dans Negbi 1976, Plate 53, #1661.

Dès qu’El la vit
Il ouvrit sa bouche et rit
…il éleva la voix et cria :
« Pourquoi Dame Asherah-de-la-Mer est-elle arrivée ?
pourquoi la Mère des Dieux vient-elle ? »
(Coogan 1978:100)

Bien que les textes provenant de l’antique ville syrienne Ugarit ne nomme pas explicitement Asherah en tant que consort d’une déité mâle suprême, elle était probablement son homologue féminin, car elle était Elat, « Déesse », El, « Dieu » (Hadley 2000 :38). En effet, Asherah et El fonctionne comme « le couple suprême », et leur descendance inclue « toutes les autres déités de la première génération » (Olmo Lete 1999:47). Comme El, Asherah était d’abord une figure de l’autorité, mais seulement une autorité que l’on accorde au féminin dans le cadre d’une culture patriarcale. Parmi les déesses ugaritiques, seule Asherah portait une broche, symbole féminin et domestique (Coogan 1978:97; Hadley 2000:39).

Arrivant quasiment en tête des listes de divinités et d’offrandes, Asherah était certainement la déesse la plus importante d’Ugarit (Binger 1997:89). Comme il convient à une déesse patronne d'une ville qui fait du commerce maritime, son nom complet, athirat yam, signifie "Elle marche sur la Mer," (Coogan 1978:116; Hadley 2000:49-51). Dans les mythes, bien qu’elle n’ait pas un rôle central, Asherah joue toujours une part décisive. Elle a « un pouvoir suffisant pour qu’El veuille suivre ses conseils au sujet de Baal, son successeur » (Hadley 2000:39; Coogan 1978:111).


Buire Décorée.
Lachish, Israel.
1550-1200/1150 avant J. C.
S. Beaulieu, dans Keel et Uelinger 1998:73, #81

A cause de l’un de ses épithètes : « Créatrice, ou Génitrice, des Dieux » (Coogan 1978:97), et de ses soixante-dix fils (Coogan 1978:104), on suppose qu’Asherah était probablement une « déesse mère ». Bien sûr, en tant que « créatrice » et « nourrice » des dieux, Asherah était « d’une façon ou d’une autre liée à la naissance et à la fertilité » (Hadley 2000:43). Cependant, étant donné son autorité et son rôle d’éminence grise, il est peu probable qu’elle fut seulement une déesse de la fertilité.

L’une des fonctions d’Asherah semble avoir été d’agir comme médiatrice entre les autres divinités et El le suprême. Bien que la venue d’Anat et de Baal, des déités agressives, la terrifie tout d’abord, Asherah s’apaise après qu’ils lui aient offert de somptueux présents, et étant d’un rang nettement supérieur au leur, elle entreprend d’approcher El en leurs noms (Coogan 1978:98, 99-101 Hadley 2000:39).


Buire Décorée.
Lachish, Israel.
1550-1200/1150 avant J. C.
S. Beaulieu, dans Keel & Uelinger 1998:73, #80.

Asherah peut également défendre ses prérogatives avec férocité. Dans un poème, Kirta, elle inflige une punition rapide et sévère à un humain, qui a brisé un serment (Coogan 1978:67; Hadley 2000:41). C’est ce poème qui mentionne sa position souveraine au sein de deux autres villes majeures de l’antique Levant, villes qu’elle semble bien avoir dirigé au cours de la période Romaine (Hadley 2000:42). Elle est "Asherah de Tyre" et "la déesse elat de Sidon" (Coogan 1978:63). Le poème utilise également le mot Qudshu, que certains traducteurs restituent comme le « sanctuaire » (Coogan 1978:63), et d’autres comme la « Sainte » qui est probablement un épithète d’Asherah (Hadley 2000:47). Le fait qu’El promette au roi Kirta qu’Asherah se joindra à Anat pour allaiter l’héritier royal, suggère qu’Asherah était également une « garante divine du trône » (Pettey 1990:16).

La déesse patronne d’Ugarit était également révérée dans d’autres parties du Levant et de nombreuses preuves suggèrent qu’Asherah aurait pu avoir un lien particulièrement étroit avec les arbres. Un tel lien ne serait pas surprenant car, généralement au sein de l’antique Méditerranée Orientale, les déesses, et ce que les spécialistes appellent « les arbres sacrés », semblent aller de pair. Des fouilles réalisées dans la ville cananéenne de Lachish (Tubb 1998:79-80) de la fin de l’âge de Bronze, ont mis à jour la Buire de Lachish, habituellement perçue comme cananéenne et datée de « la fin du 13ème siècle avant J.C. » (Hestrin 1987:212). Son décor « consiste en une rangée d’animaux et d’arbres », au-dessus de laquelle il y a une inscription : « Mattan. Une offrande à ma Dame ‘Elat’ » (Hestrin 1987:211,214). Une personne nommée Mattan a offert la buire et probablement son contenu au temple de la déesse Elat (Hadley 2000:159).

Ce qui est vraiment fascinant, c’est que le mot Elat, pour désigner la déesse, est placé directement sur un des arbres stylisés (Hadley 2000:156; 157, #8). L'artiste a terminé les dessins pour ensuite réaliser l'inscription (Hadley 2000:160), de manière à ce que le mot ne soit pas situé "par hasard" (Hestrin 1987:220). Ainsi, le mot Elat a été probablement placé là afin de désigner l'arbre comme étant la déesse, pour signifier qu’il « représentait sa présence".

Cependant, à quelles déesses de Levant, Elat fait-elle référence ? Dans la Bible Hébraïque, elah, la forme grammaticale féminine de el, apparaît dix-sept fois, mais est toujours traduite par « chêne » ou « térébinthe », qui est un arbre sacré. De plus, « toutes les occurrences du mot peuvent être comprises comme « l’arbre » sans nuire au texte ; cependant, de la même façon, la traduction à certains endroits peut être « la déesse » (Binger 1997:135). Dans les textes ugaritiques, même si elat peut vouloir dire « déesse d’une façon plutôt générale », cela peut aussi être un des titres d’Asherah, « proche d’un nom » (Pettey 1990:13).

En conséquence, un bon nombre de spécialistes pense que le "Elat" de la Buire de Lachish nomme la Déesse cananéenne Asherah (Hadley 2000:159-160; Keel et Uehlinger 1998:72; Pettey 1990:181; Smith 1990:82; Hestrin 1987:220). Cependant, cette identification ne prouve définitivement pas que l'arbre sacré Levantin ait toujours représenté Asherah, bien qu’il soit clair qu'un arbre sacré pourrait représenter toutes ou une partie des déesses.

Un autre artefact issu des fouilles de Lachish vient appuyer la théorie. Il s’agit d’une coupe décorée de « deux bouquetins affrontés, reproduits quatre fois » (Hestrin 1987: 215). Ils ne sont pas flanqués d’arbre mais « d’un triangle inversé, parsemé de points » (Keel 1998:34; Part I, #50; Hestrin1987:215, #2; 216, #3). La plupart des spécialistes interprètent l’image invertie comme celle d’un triangle pubien (Keel et Uehlinger 1998:72; Hestrin 1991:55; Hestrin 1987:215). Ils voient donc cette célèbre représentation comme la substitution de l’arbre sacré par le symbole de la vulve… et il est donc fortement probable que l’arbre symbolise, en effet, la déesse de la fertilité… ». En réponse aux doutes des spécialistes, Othmar Keel parle « de preuve publiée récemment » issue de trois sites différents en Israël qui « peuvent confirmer » que les triangles sur la coupe de Lachish représentent des triangles pubiens (Keel 1998:34-35; Part I, #51, 52).

Ainsi, il semble qu’à l’âge de Bronze, au Levant, l’arbre était quasiment synonyme de déesse. Non seulement des pendentifs dépeignent des déesses avec des arbres poussant de leurs triangles vulvaires (voir image, en haut de la page), des sceaux et autres artefacts montrent des arbres, accompagnés d’animaux qui broutent, près de la déesse, mais l’un des plus magnifiques objets issus d’Ugarit montre une déesse tel un arbre (1). Sur le fragment du couvercle en ivoire sculptée d’une petite boîte, une déesse prend la position normalement tenue par l’arbre sacré et nourrit des animaux qui ressemblent à des boucs. Ceux-là se dressent pour prendre la végétation de ses mains (Keel 1998: Part I, #43; Patai 1990: Plate19). Malgré cet exquis témoignage, datant de la fin de l’âge de bronze, sur l’identité de la déesse et de l’arbre, Keel démontre que, à cette période, la représentation de la déesse « est en grande partie remplacée par l’arbre flanqué de caprins » (Keel 1998:35). Peu à peu, au cours de l’âge de fer, l’image de « l’arbre sacré et des animaux ressemblant aux boucs » se raréfie en Israël et en Judée (Keel et Uehlinger 1998:399-400), bien qu’elle ait continué à être un important symbole au sein de toutes les cultures de la Méditerranée Orientale antique. Le symbole de l’arbre, cependant, peut avoir survécu même en Judée, sous la forme du « chandelier à sept branches de la tradition sacerdotale » (Keel 1998:56).

A partir de ses textes mythiques et cultuels, nous avons vu qu’Asherah était la déesse patronne d’Ugarit, aussi bien que des villes de Tyre et Sidon. Sans aucun doute, Asherah a continué à être une déesse importante du Levant au cours du premier millénaire avant J.C., particulièrement à certains endroits. De plus, il est possible qu’elle ait été, pendant un temps, consort du dieu d’Israël Yahvé .... Cependant, c’était le destin d’Asherah, comme celui d’Anat et Astarté, de lentement commencer à disparaître, comme entité séparée.

L’identité de la Tanit de Carthage a été le centre de discussions érudites, comme pour les trois grandes déesses cananéennes (Pettey 1990:32). Cependant, il semble désormais qu’il est communément accepté qu’Asherah ait probablement survécu en Tanit, la déité patronne de la prospère colonie Phénicienne de Carthage, en Afrique du Nord (Pettey 1990:32). Avec les Carthagéniens, le culte de Tanit/Asherah s’étendit loin de sa patrie Levantine originelle, au-delà de la Méditerranée, en Europe Occidentale. De plus, au cours de la période Gréco-romaine, une grande déesse Atargatis était adorée dans le Levant, et son nom indique qu’elle était probablement une fusion des trois grandes déesses Levantines (Pettey 1990:32-33). Le culte d’Atargatis s’étendait à travers toute la Méditerranée depuis la Syrie, et s’est bien poursuivi jusqu’au troisième siècle de notre ère (Godwin 1981:150-152, 158 #124). Ainsi, Asherah et ses déesses sœurs ont continué à vivre à travers la puissante et très aimée « Déesse Syrienne ».

Notes :
(1) L’objet semble avoir un style Mycénien tardif, mais la « disposition symétrique est purement Mésopotamienne et Syrienne… » (R.D. Barnett cité in Keel 1998:31).


Couvercle de boîte en ivoire.
Ugarit-Minet el-Beida.
1550-1200/1150 avant J.C.
S. Beaulieu, dans Patai 1990, Plate 19.

Bibliographie :

+ Binger, Tilde 1997. Asherah: Goddesses in Ugarit, Israel and the Old Testament. Sheffield, UK: Sheffield Academic. Journal for the Study of the Old Testament, Supplement Series 232.
+ Coogan, Michael D., tr. 1978. Stories from Ancient Canaan. Louisville, KY:
+ Godwin, Joscelyn 1981. Mystery Religions in the Ancient World. London: Thames and Hudson.
+ Hadley, Judith M. 2000. The Cult of Asherah in Ancient Israel and Judah: Evidence for a Hebrew Goddess. Cambridge: Cambridge University.
+ Hestrin, Ruth 1987. "The Lachish Ewer and the `Asherah," Israel Exploration Journal 37:212-223.
+ Keel, Othmar 1998. Goddesses and Trees, New Moon and Yahweh: Ancient Near Eastern Art and the Hebrew Bible. Sheffield, UK: Sheffield Academic.
+ Keel, Othmar and Christoph Uehlinger 1998. Gods, Goddesses, and Images of God in Ancient Israel. Minneapolis, MN: Fortress.
+ Negbi, Ora 1976. Canaanite Gods in Metal: An Archaeological Study of Ancient Syro-Palestinian Figures. Tel Aviv: Tel Aviv University.
+ Olmo Lete, Gregorio del 1999. Canaanite Religion According to the Liturgical Texts of Ugarit. Bethesda, MD: CDL.
+ Patai, Raphael 1990 (1978). The Hebrew Goddess: Third Enlarged Edition. Detroit, MI: Wayne State University.
+ Pettey, Richard J. 1990. Asherah: Goddess of Israel. New York: Lang.
+ Smith, Mark S. 1990. The Early History of God: Yahweh and the Other Deities in Ancient Israel. San Francisco: Harper and Row.
+ Tubb, Jonathan N. 1998. Canaanites. Norman, OK: University of Oklahoma.

Crédits des images :

+ Pendentif en Or. Ugarit-Ras Shamra. 1550-1200/1150 BCE. S. Beaulieu, dans Negbi 1976, Plate 53, #1661.
+ Buire Décorée. Lachish, Israel. 1550-1200/1150 BCE. S. Beaulieu, dans Keel et Uelinger 1998:73, #81.
+ Buire Décorée. Lachish, Israel. 1550-1200/1150 BCE. S. Beaulieu dans Keel et Uelinger 1998:73, #80.
+ Couvercle de boîte en ivoire. Ugarit-Minet el-Beida. 1550-1200/1150 avant J.C. S. Beaulieu, dans Patai 1990, Plate 19.

Johanna H. Stuckey est un Professeur des Universités émérite, Université de York.

lundi 24 octobre 2005

Sekhmet

Par Teresa Moorey ©, traduction & adaptation Lune

Sekhmet était la déesse-solaire Egyptienne à tête de lion, dont la crinière flamboie telles des éruptions solaires. Avec Sekhmet, la Déesse entre dans son plein pouvoir, le dessèchement, l'aveuglement. Ces énergies de type solaire peuvent être ressenties au plus fort quand le Soleil est en conjonction avec la Lune, dans le même signe astrologique et c'est le moment de l’obscurité-de-la-lune, lorsqu’elle n'est pas visible. Et ainsi, le temps de la sombre déesse est aussi celui de la brûlante déesse - et la sombre Lune est le moment durant lequel beaucoup de femmes ont leurs règles. Le lion, en tant qu’animal de pouvoir, est de le caractère tout puissant de la reine, le sang-froid féroce, le prédateur - et aussi le protecteur.

Bien que nous ayons mis en valeur la Lune, il y eut également beaucoup de déesses solaires et Sekhmet est l’unes des plus brillantes et effrayantes. Le mythe dit comment elle est devenue sanguinaire et a abattu des milliers et des milliers d’humains. Il semblait que sa soif de sang ne pouvait pas être étanchée et les dieux se sont inquiétés du fait qu'elle ne laisserait aucun fidèle vivant. Donc 7000 bouteilles de bière furent brassées et mélangées à de la poudre rouge, pour ressembler à du sang - le chiffre sept est intéressant, en raison de ses connexions lunaires. Tandis que le Soleil du matin se levait, la déesse vit son reflet dans la bière, bu et se retira, ivre, à son palais. Ainsi l'humanité fut sauvée.

La soif de sang de Sekhmet évoque le fort désir, instinctif d'éprouver la blessure interne, voir le sang menstruel et de faire la transition avec l'expérience menstruelle, où la soif pour la connaissance de soi donne un espoir d’une satisfaction. Sekhmet voit son reflet - elle n'est pas un vampire en quête de cimetière, mais elle trouve la régénération, comme toutes les femmes peuvent le faire au cours de leurs règles. Les énergies des règles - comme avec Lilith - sont seulement destructrices si frustrées. Nous pouvons apaiser Sekhmet avec notre sang tandis qu’elle nous protège, rugissant dans nos vies et partageant son pouvoir et sa férocité. Je soupçonne que l'on ait donné une inclinaison patriarcale au mythe. Sekhmet ne doit pas être trompée avec la bière, mais par la reddition, en ouvrant nos sens à toutes les significations, nous pouvons réaliser la rêverie menstruelle apparentée à l'intoxication et trouver notre vrai pouvoir en tant que femmes. Lors des menstruations, blottissez-vous dans votre lit, caressez la plaie de votre ventre et écoutez le ronronnement de Sekhmet.

Lilith

Par Teresa Moorey ©, traduction & adaptation Lune

Lilith était la première femme d’Adam et son nom provient du sumérien Reine des Cieux. Lil, signifie air, ou orage, le côté sombre et sauvage d'Inanna. Le nom de Lilith est aussi lié à la “chouette” – le sinistre oiseau de proie qui pique, sans bruit dans les ténèbres et qui est encore un symbole de toute sagesse. Le mythe hébreu raconte comment Lilith a été modelée à partir de la terre sale, et là encore nous connaissons tous la richesse et le potentiel du compost ! Ainsi, Lilith, bien que malpropre, était en un sens l'égale, elle fut créée séparément d’Adam, alors que sa femme subséquente, Eve fut créée à partir d’une côte. Lilith refuse de se soumettre à l’autorité d’Adam et elle s’envole loin de lui, donne naissance à des hordes de démons. C’était Lilith qui effrayait les hommes du moyen-âge, elle venait à eux en rêves pour boire tout leur sperme et on craignait également son aspect de dévoreuse d’enfants. Elle incarne l’énergie féminine libre, sexuelle et sauvage, les désirs des femmes qui sont individualistes, qui ne s’encombrent pas des exigences culturelles et familiales. Elle est la femme sauvage, vraie, pour elle et personne d’autre, ne se conformant à aucune espérance, suivant ses instincts avec la splendeur d'une lionne, la ruse d'une chauve-souris. Elle est ce que tous les hommes désirent et que la plupart craignent - et elle est ce que toutes les femmes sont, dans le cœur de leurs cœurs, particulièrement au cours des règles.

Ainsi Lilith est l’esprit menstruel qui demande de trouver son propre lieu de repos, dans un arbre mort, une caverne, sur le versant de la colline ou dans le petit appartement, le bureau, le jardin et la cuisine. Elle est suprêmement créatrice parce que son inspiration est pure, non diluée par les espérances d’autrui. Elle est vive et belle, elle est l'épice de la vie et elle est dangereuse seulement lorsque contrecarrée par ceux qui mettent de la valeur uniquement en des enfants physiques, qui la voient comme une meurtrière et qui n'estiment pas ses cadeaux comme uniques. Un des cadeaux de Lilith est l'expérience sexuelle qui déchire l’esprit et le corps, en ouvrant un sentier vers les mystérieux trésors du Monde Souterrain - le sexe durant les règles, lorsque la conception est la plus improbable. Tandis que vous avez vos règles, ouvrez votre fenêtre au vent de la nuit, et invitez Lilith à entrer.