Le hérisson ne se fait jamais mettre

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Si vous connaissez vos classiques, nul besoin de vous rappeler que le hérisson est le seul animal qui ne se fait jamais mettre. Celui-ci est trois fois moins gros que notre cher Tracetarace, rencontré dans notre jardin il y a deux ou trois ans. Il doit être jeune et, une chose est sûre, il n’est pas farouche. Il fait sa petite vie sans s’occuper de notre présence ! J’en ai profité pour le paparazzier. On l’a baptisé Tracetarace junior.

Chose amusante, le soir même, en poursuivant ma relecture du livre d’Emma Wilby sur les esprits familiers. Je suis tombée sur cette image surprenante. « A Detection of damnable driftes » (1579). Ce pamphlet relatif au procès d’un groupe de sorcières de l’Essex, Angleterre est représentatif de ceux qui, on le pense, ont propagé des idées toutes faites au sujet des démons familiers. Le familier représenté ici semble être l’amalgame d’un hérisson et d’une chouette.

J’avais tout d’abord envie d’écrire un petit article sur les avantages à posséder un hérisson comme esprit familier, mais je trouve ça évident (cf. le début de l’article ;o)) et un peu bébête.  Et en vérité, si vous en avez un, posez-lui directement la question.

mi-chouette-mi-hérisson

Extrait du Dictionnaire des Symboles par Jean Chevalier et Alain Gheerbrant.

Cet animal qui occupait une place éminente dans la mythologie des anciens Iraniens, se rencontre également dans de nombreux mythes d’Asie centrale. Chez les Bouriates, il est considéré comme l’inventeur du feu ; le porc-épic joue le même rôle dans un mythe des Kikuyu d’Afrique orientale (FRAF). Il est le conseiller écouté des hommes, qui retrouvent grâce à lui le Soleil et la Lune, un temps disparus; on lui attribue également l’invention de l’agriculture (HARA 131). Il est donc, en résumé, un héros civilisateur, lié au début de la sédentarisation des anciens nomades turco-mongols. La ‘brûlure’ provoquée par ses piquants est sans doute à l’origine de ce symbolisme igné, solaire, et donc civilisateur.

L’iconographie médiévale a fait du hérisson un symbole de l’avarice et de la gourmandise, en raison sans doute de l’habitude qu’on lui prête de se rouler sur les figues, les raisins et les pommes, qu’il rencontre ou fait tomber et, tout couvert de ces fruits au bout de ses piquants, d’aller se cacher au creux des arbres, pour entasser ses richesses et en nourrir ses petits.

9 réflexions au sujet de « Le hérisson ne se fait jamais mettre »

  1. oh flûte ! « J’avais tout d’abord envie d’écrire un petit article sur les avantages à posséder un hérisson comme esprit familier, mais je trouve ça évident (cf. le début de l’article ;o)) et un peu bébête.  » ça m’aurait fort intéressée ! :) Le hérisson étant très présent dans ma vie depuis un mois…et n’ayant aucune connaissance à son sujet.

  2. je parcours avec plaisir votre site que je trouve très enrichissant ! :) donc un grand merci pour l’énergie que vous y mettez ! vraiment ! :)

  3. Extrait du Dictionnaire des Symboles par Jean Chevalier et Alain Gheerbrant.

    Cet animal qui occupait une place éminente dans la mythologie des anciens Iraniens, se rencontre également dans de nombreux mythes d’Asie centrale. Chez les Bouriates, il est considéré comme l’inventeur du feu ; le porc-épic joue le même rôle dans un mythe des Kikuyu d’Afrique orientale (FRAF). Il est le conseiller écouté des hommes, qui retrouvent grâce à lui le Soleil et la Lune, un temps disparus; on lui attribue également l’invention de l’agriculture (HARA 131). Il est donc, en résumé, un héros civilisateur, lié au début de la sédentarisation des anciens nomades turco-mongols. La ‘brûlure’ provoquée par ses piquants est sans doute à l’origine de ce symbolisme igné, solaire, et donc civilisateur.

    L’iconographie médiévale a fait du hérisson un symbole de l’avarice et de la gourmandise, en raison sans doute de l’habitude qu’on lui prête de se rouler sur les figues, les raisins et les pommes, qu’il rencontre ou fait tomber et, tout couvert de ces fruits au bout de ses piquants, d’aller se cacher au creux des arbres, pour entasser ses richesses et en nourrir ses petits.

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