Mabon 2012, quelques photos

Offrandes de Mabon

Quelques images de Mabon. Pêle-mêle.

Nous avons préparé le pain de mabon, un pain cuit à la poêle dont j’ai donné la recette sur Circadismes. Nous avons récolté, le matin même de la fête, du sureau, des mûres et du raisin. Nous avons confectionné l’après-midi, une compote de pommes aux épices et au jus de sureau. Baies qui donnent une couleur magnifique aux pommes. Puis nous avons cuit des muffins aux mûres. C’est une recette excellente que Mandragore m’avait passé l’an passé et que j’ai retravaillé un peu en fonction des fruits que j’y mettais. D’ailleurs, les muffins ont été très vite mangés.

J’avais également préparé de petites bougies trempées, incrustées de grains de blé, pour les offrandes du rituel. Lillungallad, quant à elle, avait cueilli des joncs le matin de mabon et confectionné deux petites poupées des moissons à l’aide des barbes de nos maïs. Maïs qui a peu donné cette année. Mais quel régal de manger ses graines fraîches.

Quelques jours auparavant, j’avais préparé quelques colis sorciers avec divers objets fabriqués de mes blanches mains :o)

La célébration a été très agréable et sereine. Des mabons comme ça, j’en redemande tous les ans !

Mabon : une compilation de rites, invocations, activités, coutumes…

Le sabbat de Mabon tombera cette année le 22 septembre.

Récoltes. Actions de Grâce. Équilibre. Lâcher-prise. Impermanence.

L’équinoxe d’automne est la période idéale pour considérer nos récoltes personnelles et rendre grâce pour toutes nos bénédictions. Lorsque le jour et la nuit sont égaux, moment de parfait équilibre, il est temps de faire le point sur nos propres lumières et ténèbres, et de laisser mourir ce qui ne nous est plus utile, ce qui nous empêche d’avancer. Mabon marque la proche fin d’un cycle. Nous devons nous préparer car, bientôt, nous devrons faire tourner une nouvelle fois la roue de l’année.

J’espère que vous célèbrerez l’arrivée de l’Automne dans la joie et l’allégresse. Mille bénédictions !

[Pour accéder à la liste des Rituels et activités pour ce sabbat, rendez-vous sur le Sidh en cliquant sur le lien !]

Image piquée sur ce site : attitude of gratitude

Graines de dagyde

Baies de navet du diable ramassées cet après-midi

Je poursuis les récoltes au gré de mes flâneries champêtres. Cette fois-ci, j’ai ramassé des baies de bryone. Cela faisait un petit moment que je souhaitais m’amuser à faire pousser ces fausses mandragores, mais authentiques racines sorcières. Je compte procéder de deux manières. La première, en semant dans les jours qui vont suivre quelques graines directement en pleine terre. La seconde, en mettant à sécher les graines et en les semant au printemps prochain soit directement en pleine terre à l’extérieur, soit dans des godets. Je pense faire de même pour mes graines de mandragore, ainsi que pour mes graines de sureau que je suis en train de récolter également ces jours-ci.

C’est une plante qui pousse toute seule dans le jardin et dans les alentours mais, évidemment, jamais au bon endroit. Au potager, nous sommes obligés de les arracher car elles sont terriblement envahissantes et étouffantes. Dans les friches, elles ne sont jamais vraiment accessibles. Leurs racines sont fragiles, au moindre coup de bêche, elles sont tranchées. Alors pourquoi ne pas les cultiver me suis-je dit ?

J’ai déjà parlé de cette herbe de feu dans de précédents articles sur ce blog ou sur le site des Portes du Sidh, ainsi que des « poupées magiques ». Pour les plus curieux, voici quelques liens :

Cela vous fera de la belle lecture. Si le navet du diable vous inspire, j’espère aussi que tout ceci ne restera pas simplement de la théorie et que cela vous donnera envie de travailler avec cette plante magique. Attention toute de même, elle est toxique ! On la trouve un peu partout en France.

C’est une plante de lisière… et donc de sorcière. Un pied dans chaque monde !

Fleurs de bryone

Onguent aux fleurs de souci

Alors que le temps n’était plus à la pluie, j’ai pu récolté à la dernière pleine lune quelques fleurs magiques que j’ai moi-même semé et béni à Ostara. Hysope, rue, tanaisie et soucis. Les trois premières sont destinées à entrer dans mes mélanges parfumées, d’herbes et de résines d’encens. La dernière, je l’ai réservée à la fabrication d’un onguent. Un onguent pour protéger, soigner et nourrir la peau. Je n’en ai encore jamais fait avec cette fleur (en revanche j’avais déjà préparé un onguent pour mains gercées à base de baume de galaad), cette recette est donc un test.

La fleur de souci ou calendula officinalis porte quelques autres noms : souci des jardins, fleur de tous les mois, fleur de calendule, soleil, calédule des champs, fleur de catendrelle… Soleil lui va si bien !

Ma recette d’onguent aux fleurs de calendule :

  1. Pour mettre en fioles et flacons le pouvoir guérisseur du soleil et de la lune, j’ai cueilli les têtes des calendulas lors de la dernière pleine lune. Une pleine lune particulière puisqu’il s’agissait d’une lune bleue.
  2. J’ai ébouillanté un pot en verre et son couvercle afin de les stériliser. Un pot de récup’, à confiture. Je les ai essuyés avec un torchon de lin propre.
  3. J’ai placé mes fleurs de souci toutes fraiches dans ce bocal sans les tasser. Puis j’ai versé une huile d’amande douce. Je pense qu’une huile d’olive aurait été parfaite mais j’avais envie d’un peu de luxe. J’ai veillé à recouvrir toutes les fleurs mais certaines se sont mises à flotter. Certains disent qu’il vaut mieux utiliser des fleurs séchées ou au moins d’attendre un jour après leur récolte. J’ai voulu essayé au plus simple. Je verrai bien…
  4. J’ai bien revissé le couvercle de mon pot et j’ai placé ce dernier sur mon balcon, exposé au sud et donc aux rayons du soleil durant la journée, puis à ceux de la lune la nuit. À la manière de l’huile de millepertuis. D’ailleurs cette année, je n’en ai pas préparée de nouvelle. Ce sera pour l’an prochain !
  5. Je vais laisser les fleurs macérer dans leur huile d’amande douce pendant un bon mois voire un mois et demi. Cette huile devrait prendre une belle couleur rouge ambrée. À ce moment là, je la filtrerai dans un linge à fromage et j’y ajouterai un goutte ou deux d’huile essentielle de lavande pour la préserver et un peu de cire d’abeille pour la transformer en un baume à la texture agréable !

Voilà, rendez-vous à la mi-octobre pour savoir si j’ai réussi mon onguent aux fleurs de calendule.