Un vin à la violette

Macération de violettes fraiches dans un bon vin blanc

L’an passé, la liqueur de violette que j’avais préparé un peu à tâtons m’avait beaucoup étonné. Le goût de la violette de nos prés n’a pas grand chose à voir avec les sirops au parfum chimique des grandes surfaces. J’ai donc découvert à ce moment là que j’aimais la violette !

Cette année, j’ai improvisé avec ce que j’avais dans mes placards. J’ai ajouté à du vin blanc une cinquante de grammes de violettes. J’ai laissé macérer toute une nuit puis j’ai filtré car je craignais d’obtenir ce goût désagréable de fleurs pourris.

Artus m’a ensuite conseillé de faire macérer d’autres violettes dans un alcool plus fort. En cherchant bien, je suis tombée sur la bouteille d’eau-de-vie de sureau qu’on nous avait offert pour notre handfasting en 2005. Comme le parfum du sureau s’est légèrement atténué avec le temps, je n’ai pas hésité à prendre l’équivalent d’un bon verre de table. Je l’ai versée dans une casserole avec une poignée généreuse de fleurs fraiches. J’ai fait chauffer le tout puis j’ai retiré la casserole du feu avant les premiers bouillons. J’ai laissé de côté quelques heures, puis j’ai filtré le tout dans ma bouteille de vin. J’ai ajouté un peu de sucre.

La bouteille dort à présent dans son placard en attendant le sabbat de Beltane, qui, je l’espère sera festif !

Verdict dans un mois donc, en attendant, sa belle couleur rose est prometteuse !

Ostara, bénédiction des graines matérielles & spirituelles

L’équinoxe de printemps est le moment où le jour et la nuit sont d’égale longueur et où la lumière est sur le point de devenir plus forte que l’obscurité. L’équinoxe de printemps est célébré aux environs du 21 mars. Ces rites printaniers devraient être célébrés à l’aube ou au crépuscule – ce temps en dehors du temps, qui n’est ni la nuit, ni le jour, quand ce n’est plus l’hiver et pas encore tout à fait le printemps. Se tenir à l’intérieur du Cercle magique durant cette période d’équilibre entre l’ombre et la lumière, est une bonne chose pour laisser derrière nous l’hiver et nous réjouir des prochains mois clairs et lumineux ainsi que de l’activité de la Nature.

Les graines qui ont été récoltées au cours de l’équinoxe d’automne, qui sont restées endormies durant toute la moitié sombre de la roue de l’année, peuvent à présent être bénies pour ensuite être semées. Le panier dans lequel des sachets distincts ont été rangés au cours de l’hiver peut être gardé sous l’autel jusqu’au moment du rituel où il est approprié de réaliser la Bénédiction des Graines. Placez le panier de graines sur l’autel, et en utilisant la Baguette Priapique, tapez doucement chaque sachet de graines trois fois, en disant :

« À présent que la moitié sombre de l’année est passée

À présent que les jours s’allongent et que la Terre se réchauffe

J’appelle l’esprit de ces graines

Qui ont dormi dans l’obscurité

Éveillez-vous, animez-vous et poussez

Bientôt, vous serez semées en Terre

Pour croître et produire de nouveaux fruits.

Soyez bénis ! »

Tandis que chaque type de graines est béni, visualisez ce type particulier de plantes en pleine floraison ou en fruit mûr. À présent, les graines sont prêtes à être plantées lorsque la phase de la lune est bonne ou lorsque les jours sont assez chauds.

Comme c’est le moment de planter des graines sur le plan matériel, cela peut aussi être le moment de faire de même sur les plans psychiques. Lorsque la Lune des Graines de Mars est pleine, projetez votre Cercle magique. Puis, avant la fin du rite, choisissez les graines spirituelles que vous aimeriez semer. Cela peut être des graines de sagesse, des graines de savoir, ou des graines de compétences magiques particulières. Puis par un acte de volonté, plantez ces graines dans le sol fertile de votre subconscient avec le ferme engagement qu’elles seront nourries et cultivées au cours des mois à venir, et qu’ainsi elles pousseront, fleuriront et porteront leurs fruits.

Extrait du livre Wheel of the Year, par Pauline Campanelli, traduction Lune.

Graines de cierge de notre dame

Une super pleine lune pour Ostara

Allez une fois n’est pas coutume, je pique un article au site maxisciences :o)

La « super pleine lune » est de retour

Le 19 mars prochain, la Lune nous apparaîtra beaucoup plus imposante qu’à son habitude. En effet, elle s’approchera considérablement de la Terre. Ce phénomène a été observé pour la dernière fois il y a 19 ans.

Pour les amoureux du ciel, cet événement est exceptionnel. Le 19 mars prochain, la Lune sera précisément à 356.577 kilomètres de la Terre. Elle n’a pas été aussi proche de nous depuis… 1992 ! On peut alors parler de « périgée ». Dans le ciel, il sera possible ce soir-là d’observer une « super pleine Lune ».  Notre satellite naturel apparaîtra jusqu’à 14% plus gros et 30% plus brillant.
Mais si le spectacle est généralement apprécié, certains font savoir qu’ils s’inquiètent. En effet, suite à des phénomènes similaires dans le passé, des catastrophes naturelles se sont produites. Les dernières « super pleine Lune » de 1955, 1974 et 1992 ont été suivies de nombreux événements climatiques meurtriers pour des milliers de personnes. Par exemple,  le cyclone Tracy qui, en 1974, a dévasté la ville australienne de Darwin. Par ailleurs, certains observateurs soupçonnent le tsunami qui s’est produit en 2004 au lendemain de Noël et le séisme de magnitude 9 sur l’échelle de Richter enregistré en Indonésie en janvier 2005, d’être liés à l’activité de la Lune, qui se rapprochait.

Le danger est surestimé, selon les scientifiques

Cependant plusieurs scientifiques estiment que cette vision des choses est fausse, que le danger est surestimé. Il n’y a à ce jour aucune preuve qu’une catastrophe suivra cette nouvelle pleine Lune spectaculaire, qu’il s’agisse de séismes, de tsunamis ou d’éruptions volcaniques.
Pete Wheeler de l’International Center for Radio Astronomy, cité par le Telegraph, se veut rassurant. Il pense simplement que « seule la marée va subir des modifications : lorsqu’elle sera basse elle sera beaucoup plus basse que d’habitude et lorsqu’elle sera haute, elle le sera beaucoup plus que d’habitude également. Mais rien de plus, il n’y a pas de quoi s’inquiéter ».

Le Jardin d’Artémis

Daria Werbowy est Artémis (par Karl Lagerfeld)

Artémis était un déesse ambivalente ; elle pouvait aussi bien provoquer la maladie qu’accorder la santé (Asselman, 1883: 4). Dans le monde Hellène, elle était une sorcière étrangère. Elle était aussi la déesse du monde-souterrain comme l’a fait remarquer Théocrite dans une prière :  « Toi, Artemis, tu pourrais ébranler même les portes d’acier de l’Hadès et tout ce qu’il y a de plus dur au monde. » Artémis était souvent identifiée à Hécate et comparée à Diane l’italienne. Éphèse était un centre religieux dédié à Artémis. Un jour, lorsque l’opulente cité a été frappée par une épidémie, l’oracle d’Apollon informa le peuple qu’un culte devrait être dédié à Artémis Soteira, la « sauveuse ». De plus, une statue d’Artémis, portant une torche dans chaque main, devait être adorée. Ceci permettrait aux poupées de cire de fondre, poupées de cire qui par sorcellerie firent naitre l’épidémie ; et ainsi de chasser la maladie (Graf, 1996:150).

À Éphèse, une Artémis aux nombreux seins était adorée. Éphèse était également le lieu de cultes à mystère extatique, dont les fidèles étaient appelés màgos. Le premier auteur chrétien Clément d’Alexandrie polémiqua contre ces rites païens.

Pour qui prophétise Héraclite d’Ephèse ? Pour les adeptes de la nuit – le magoi, les bacchantes, les ménades, les mystiques. Il menace ceux-ci de ce qui est après la mort, à ceux-ci il prédit le feu. Sans sacralité en vérité, ceux-ci sont initiés aux mystères qui se pratiquent parmi les hommes. (Protrepticus 22).

Malheureusement, il n’y a guère d’autres sources qui décrivent un culte à mystère initiatique dédié à Artémis. Cependant, elle était hautement révérée au sein des rites dionysiaques et orphiques. Au cours des rites orphiques, on lui apportait du storax comme encens d’offrande.

Le jardin d’Artémis était la nature sauvage. C’était là que la déesse-chamane aimait passer son temps. C’était là qu’elle trouvait ses plantes médicinales et ses herbes magiques : « Il y a trois types d’Artemesia. Toutes trois et leurs effets guérisseurs ont été découverts par la déesse Diane. Elle transmit cette armoire à pharmacie au centaure Chiron, qui fut le premier à la transformer en remèdes. C’est pourquoi ces plantes portent le nom de Diane, ou plutôt Artemesia » (Medicina antiqua 13, fol. 32 r).

L’armoise (Artemesia vulgaris L.) tient la première position. C’est une plante sacrée de la déesse. Dans les temps anciens, elle était appelée Artemesia monoclonos et était un remède important.

Lorsque les gens portent sur eux la plante artemesia, ils ne ressentent pas la difficulté de la route. Garder à la maison, elle chasse les démons, protège de la mauvaise médecine et détourne le mauvais œil. Broyer l’artemesia dans du saindoux et s’en masser les pieds soulage les douleurs. L’artemesia hachée puis pulvérisée est administrée sous forme de boisson avec de l’eau et de l’hydromel ; elle dissipe les douleurs intestinales et divers états de faiblesse (Medicina antiqua 11, fol. 30 r).

L’estragon (Artemisia dracunculus L.) était appelé Artemesia tagantes et n’était pas uniquement utilisé comme aromate mais aussi, de nombreuses façons, comme plante médicinale.

Contre les douleurs et les étranglements de la vésicule. Pour ceux qui n’ont pas de fièvre, donner à boire 2 scrupules (ndlt : mesure d’apothicaire, 1 scrupule correspond à 20 grains soit environ 1,29 grammes) de jus d’artemesia dans un verre de vin ; pour ceux qui ont de la fièvre utiliser deux verres d’eau chaude. Contre les douleurs aux hanches : réduire en poudre la plante Artemesia tagantes et la mélanger à du saindoux et du vinaigre ; au troisième jour, [les douleurs] seront guéries sans complications. Contre les douleurs neurologiques : la poudre de la plante Artemesia tagantes marche bien avec de l’huile en frictions sur le peau ; elle guérit merveilleusement… Brûler de l’artemesia et la laisser fumer au-dessus de l’enfant, cela chassera tout dangers et rendra l’enfant heureux (Medicina antiqua 12, fol. 31 r).

L’absinthe romaine (Artemesia pontica L.) était utilisée principalement contre les douleurs neurologiques.

L’Artemesia leptafillos est réduite en poudre et travaillée avec de l’huile d’amande en une sorte de baume. Ce baume est ensuite étalé sur un morceau de lin propre [un bandage est fait] ; au cinquième jour, la guérison sera complète. Lorsque les racines de l’artemesia sont suspendues au-dessus du seuil d’un bâtiment, personne dans la maison ne sera blessé. Fabriquer une huile de massage à partir du jus de l’Artemesia leptafillos et d’huile de rose ; cela calme la douleur et les tremblements, et dissipe tous les problèmes (Medicina antiqua 13, fol. 32 r).

Extrait du livre Witchcraft Medicine par Müller-Ebeling, Rätsch, Wolf-Dieter Storl. Traduction Lune

L’Armoise

Armoise du jardin

L’Armoise

Par Caroline ©, traduction Lune

L’Artemesia Vulgaris (Armoise) est l’une de mes plantes favorites ; je l’emploie avant tout pour favoriser la clairvoyance et la divination par la boule de cristal.

Cette plante est utile pour augmenter notre potentiel de clairvoyance, elle aide à se détendre tout en permettant de maintenir en éveil notre esprit analytique, en laissant notre subconscient produire des visions créatrices. C’est pour cette raison que mon spéculum (miroir magique) reste posé sur un coussin noir rempli de cette herbe. L’armoise peut également être employée pour faire de la divination avec les Cartes Tattwa et la cartomancie, ainsi que pour la projection astrale.

À des fins divinatoires, il est préférable de cueillir l’armoise lorsque la lune décroit et, bien entendu, juste avant sa floraison, car c’est à ce moment qu’elle est la plus puissante.

Les attributs de cette Herbe

Crowley attribuait le Numéro 13 à l’armoise. Elle est donc en harmonie avec des concepts tels que Luna, la Grande Prêtresse, Hécate, les couleurs Argent-Vert-bleuté, la pierre de lune, la perle et le cristal. Le numéro 13 est le chiffre de la Sorcellerie sous sa forme sombre – je ne veux pas dire négative, je parle de la sorcellerie qui se pratique entre la lune décroissante et la lune noire.

Ses Propriétés Médicinales

Les propriétés médicinales de l’armoise sont stimulantes et toniques, diurétiques, diaphorétique (1) et emménagogue (2). L’armoise calme l’excitation nerveuse. Comme pour tout emménagogue, il est préférable de la mélanger à de la menthe pouliot et de l’armoise-aurone mâle (artemesia abrotanum), il faut la boire comme une tisane, au moins trois fois par jour, et plus de préférence. Vous pouvez également prendre un bain dans lequel vous ajouterez un litre d’une infusion forte d’armoise et d’autres herbes additionnelles.

Préparation

Il existe de nombreuses façons de la préparer qui peuvent être essayées et absorbées. Elle peut être bue comme un thé, ou on peut brûler son huile essentielle, tel un encens, sur un morceau de charbon de bois, on peut en faire un onguent, en garnir des oreillers de rêve, en mettre à flotter dans le bain, etcetera.

Elle peut être mise à macérer dans un vin blanc sec pendant environ un mois. Ainsi on en fera un bon vin aux herbes, qui pourra être employé à des fins rituelles où les déités masculines et féminines sont invoquées. Le vin blanc symbolise l’aspect masculin et l’armoise symbolise l’aspect féminin. Ce vin peut aussi être employé comme un breuvage magique d’amour.

Avertissement – L’armoise ne doit pas être employée si vous êtes enceintes car c’est un emménagogue.

Croissance de l’Herbe

L’armoise se cultive facilement à partir de boutures prélevées durant l’hiver. Elle aime pousser à des endroits humides – elle aime tenir ses racines mouillées. Elle possède de longues et minces feuilles, vertes sur le dessus et argentées dessous. Elle peut atteindre environ 90 cm. Son goût est plutôt amer mais je l’apprécie.

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1 Favorise la transpiration
2 Favorise les règles